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Nous finissons l’examen de la gamme de projecteurs home cinéma EPSON 2012/2013 par l’examen de modèle d’entrée de gamme l’EH-TW6100. Nous en profitons également pour ouvrir notre nouveau site totalement dédié aux tests de projecteurs et qui couvrira tout ce qui a trait à la vidéoprojection à domicile en conservant bien évidemment notre ligne éditoriale à savoir vous proposer le plus de bancs d’essais possibles de nouveaux produits et ce bien avant tout le monde. Nous tenons à remercier tous nos lecteurs qui nous ont accompagnés sur plus de 30 mois de publication de tests sur avhd et qui cumulés représentent plus de 1 500 000 lectures. Nous leur donnons rendez-vous dorénavant sur www.projection-homecinema.fr

Une nouvelle page s’ouvre donc mais qui sera tout aussi fournie que celles que vous avez déjà dévorées.

Mais revenons au cœur de notre sujet de ce jour, l’examen du TW6100W. C’est toujours chez EPSON un projecteur équipé de trois matrices LCD de la marque, de résolution full hd 1080HD et positionné au prix public de 1799€. Il propose le nouveau module de transmission sans fil que nous vous avions déjà présenté à l’occasion du test du TW9100W mais également une paire de lunettes 3D RF rechargeables sur port USB. A ce prix, il se retrouve en concurrence directe avec un modèle DLP comme le tout nouveau BenQ W1500 et son module de liaison WHDMI. Une version allégée de ce projecteur est également proposée par le constructeur, positionné à un tarif de 1499€. Elle se différencie par une couleur noire et par l’absence du bloc de liaison sans fil.

Passons maintenant au test proprement dit pour déterminer si nous avons à nouveau déniché une perle de la vidéoprojection à domicile.

Technologie Tri-LCDSpécifications techniques (données constructeur) :

  • Résolution native 1920×1080
  • Format 16/9
  • Luminosité 2300 lumens
  • Contraste 40 000:1
  • Compatibilité 3D via HDMI
  • Conversion 2D / 3D oui
  • Niveau sonore en mode normal 32 dB
  • Niveau sonore en mode éco 24 dB
  • Focale f = 18 – 29 mm
  • Ouverture 1,55 – 1,99
  • Taille de l’image 0,76 à 7,6 m
  • Rapport de projection 1 – 1,6:1
  • Correction keystone verticale / horizontale: +/- 30°
  • Connectique vidéo Entrées : 2 HDMI, 1 composante, 1 composite
  • Autres 1 USB (type A), 1 USB (type B), 1 entrée VGA
  • Durée de vie lampe (Standard) 4000 h
  • Durée de vie lampe (mode éco) 5000 h
  • Dimensions (LxHxP) 46 x 13,7 x 36,5 cm
  • Poids 6 kg
  • Accessoires fournis Émetteur sans fil, câble d’alimentation, télécommande (avec piles),lunettes 3DConditions de test et matériel de mesure
  • Logiciel de calibration : Chromapure Pro
  • Sonde : Eye One Pro
  • Luxmètre : Volcraft 1108
  • Écrans : 2.20 mètres de base (gain 1), Daylight Extrem (gain 1.4)
  • Sources : Lecteur blu-ray Oppo BDP-93
  • Blu-ray : Casino Royal, Batman Dark Knight, Prometheus 2D , mires de calibration Burosh et Avchd
  • Blu-Ray 3D : Avatar, les aventures de Sammy

PRESENTATION DU PROJECTEUR

L’appareil
La coque de l’appareil est blanche nacrée (une version noire existe également mais sans le module wifi). Elle est en tout point identique à celle du 6000W de l’année dernière. La finition ne souffre aucun reproche et on trouve sur l’arrière de l’appareil la sortie des hauts parleurs intégrés qui viennent vous rappeler que ce projecteur peut très bien être utilisé de façon nomade. L’appareil est livré avec une paire de lunettes 3D RF et avec le module wifi déporté à connecter sur votre source.
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Installation

Le projecteur est équipé d’une optique avec un rapport de zoom de 1,6 et surtout d’un offset vertical réduit. En pratique l’image tire quasiment tout droit, ce qui est idéal dans le cas d’un positionnement sur une table. Les commandes manuelles de zoom et de focus sont positionnées au-dessus de l’objectif . Ce projecteur n’est équipé d’aucun ajustement vertical ou horizontal de type lens-shift. Un dispositif de keystone automatique (correction électronique de la géométrie) est offert dans les options des menus mais nous vous recommandons de ne pas l’activer pour éviter d’engendrer des pertes de netteté à l’image.

En matière de ratio de projection, pour obtenir une image de deux mètres de base, la distance minimale est de 2 mètres 64 avec un maximum de recul de 4 mètres 30. La lampe est annoncée avec une durée de vie de 5000 heures en mode lampe bas. Le projecteur bénéficie d’une garantie de 2 années et trois années pour la lampe. Son remplacement sera facturé 255 euros

Connectique

Particulièrement bien fournie, elle comprend deux prises HDMI 1.4 deep color, une entrée composante, une entrée composite, une prise vga, une prise USB. L’ émetteur 3D est déjà intégré au projecteur.

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La télécommande

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Aucun changement chez EPSON, c’est toujours le même style massif et anthracite. Elle est rétro- éclairée avec une couleur jaune. Les sources sont toutes sélectionnables directement par une touche dédiée, ainsi que le mode 3D, l’iris dynamique et le CMS. Encore une fois la fréquence de celle-ci est identique à celle de de notre platine OPPO 93 et viendra perturber le déroulement d’un film si vous souhaitez intervenir sur le projecteur en cours de visionnage. En complément de la télécommande ou en substitution les commandes déportées sont positionnées sur le haut de la coque.

Capacité de liaison sans-fil

Tout comme le TW6000W, le nouveau venu offre fourni dans sa boîte un module wifi déporté. Il permet de connecter 5 sources différentes et de diffuser par exemple votre Blu-Ray favori sans que votre platine ne soit reliée par câbles au projecteur. Il suffit de connecter la sortie HDMI de votre source à ce boîtier . C’est lui qui se chargera de transporter par les airs l’image de votre film. La liaison est bonne tant que l’on ne vient pas se placer physiquement entre le module et le projecteur.

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Lunettes 3D

De nouvelles lunettes travaillant en radio fréquences sont offertes avec le TW6100 (une paire). Elles se rechargent sur le port USB d’un ordinateur, ou alors directement sur la prise USB du module WIFI. Très légères et confortables, elles ont pour gros avantage de ne pas perdre la synchronisation même en bougeant dans la salle de projection.

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Menus/réglages

Ici point de nouveautés à attendre, les menus du TW6100 sont similaires à ceux du TW6000 et de toute la gamme de projecteurs home cinéma EPSON. Dans le mode image, plusieurs sélections de modes de couleurs sont proposés citons: «naturel, cinéma, automatique, salle de séjour, lumineux ». Le mode automatique est censé adapter les réglages de l’image à l’environnement de projection. Après les traditionnels réglages de luminosité, contraste, intensité des couleurs (saturation), nuance (teinte), on trouve le réglage de l’iris automatique ajustable sur deux niveaux (normal et rapide) ainsi que la gestion de la lampe (économique ou normal).

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La sélection du menu avancé vous permettra d’accéder à un CMS sur trois dimensions et à un menu dédié d’ajustement de l’échelle de gris, tout comme à la sélection de valeurs de gamma usines qui sont également éditables et aussi et c’est une nouveauté par rapport au TW6000W, le mode super résolution emprunté aux modèles haut de gamme. Il est ajustable sur 5 paliers de 1 à 5.

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Le menu signal permet d’activer le mode 3D, soit en automatique pour les signaux framepacking soit en forçant les modes side by side (SBS) ou top and bottom. Le TW6100 propose également un convertisseur 2D/3D.

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Ici point de mode 120hz fluidifiant les travellings, cette option est réservée aux modèles supérieurs, les TW9100W/TW9000 et TW8100.

 

En continuant vers le bas on trouve le menu réglage qui permet d’ajuster la forme de l’image par le biais d’un keystone électronique, aidé également lorsqu’on active l’option keystone par un levier manuel positionné à côté des molettes de zoom et de focus. On y retrouve également le réglage des hauts-parleurs et du module wifi.

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Le menu mémoire permet de sauvegarder ses réglages dans 10 mémoires dédiées et enfin le menu information vous renseignera sur la nature des signaux reçus, la prise concernée et la durée d’utilisation de la lampe.

 

Rendu subjectif de l’image

Netteté et piqué

Scène du combat de mangouste (Blu-ray Casino Royal) :

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Contrairement à ses grands frères, l’optique du TW6100 et son rendu ne sont pas gênés par l’utilisation d’un lens-shift. Alors certes, le placement est plus problématique mais on se retrouve également avec une précision d’image bien plus importante. Toutes les photos jointes sur notre test ont été prises à partir de l’image projetée par notre projecteur. A la force de la luminosité de ce modèle tri-lcd s’ajoute une bonne précision et tout ceci en laissant positionner le curseur du mode super résolution à zéro.

 

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Amoureux de la précision d’images mais qui ne supportez pas les DLP, l’ Epson TW6100W est fait pour vous !

 

Fluidité : 24p et compensation de mouvement

Scène de travelling sur les gratte-ciels (Batman : The Dark Knight) :

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Véritable torture pour les projecteurs, cette scène est une séquence d’évaluation parfaite pour jauger des qualités de fluidité de votre diffuseur. Le TW6100 n’est épaulé par aucun dispositif d’ aide à la fluidité. Malgré tout, il s’en sort pas mal en 1080p24, tout juste noterons nous quelques scintillements sur les lignes de fenêtres, mais cela reste très discret et la fluidité est dans la moyenne haute.

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Contraste et lisibilité des scènes nocturnes

Prometheus (écran classique blanc PVC) :

Première découverte des souterrains et de couloir menant à la salle de la statue de tête géante. Nous ne sommes pas à la fête dans ce domaine avec l’Epson, la faute à une luminosité très forte et à des noirs présentant une teinte violacée. Ce passage d’exploration dans la première partie de Prometheus ne permet pas d’obtenir la même profondeur d’image que celle offerte par les modèles haut de gamme comme le 8100 ou le 9100.

L’empire contre-attaque :

Il est possible d’obtenir un niveau de noir assez impressionnant visuellement à l’écran en conjonction avec notre écran Xtrem Daylight et le TW6100. La scène d’introduction de l’Empire contre attaque permet de voir un Destroyer impérial évoluant sur un fond d’étoiles avec des noirs de l’espace particulièrement dense, avec un éclairement de la coque du vaisseau et des étoiles qui reste puissant, ce qui contribue à une excellente dynamique d’image. Sur la seconde image, le résultat visuel reste très bon même avec l’utilisation d’un écran blanc classique.

 

Ecran DAYLIGHT avec EPSON TW6100

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Ecran classique blanc avec l’Epson TW6100

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Contraste dynamique

Petit rappel du fonctionnement de l’iris dynamique. Il s’agit d’un dispositif de modulation du flux lumineux qui vient en temps réel s’ouvrir et se fermer en fonction du contenu de l’image projetée. Si l’image est lumineuse il s’ouvrira pour laisser passer la totalité du flot de lumière. En présence d’une scène nocturne il va se fermer réduisant la puissance de la lumière et augmentant le contraste, mais le prix à payer est une perte de la dynamique des parties de la scène encore éclairées (tel une bougie éclairant une pièce sombre qui perdrait de l’intensité). Sur le TW6100W il est sélectionnable sur 2 niveaux (normal et rapide). Gros défaut, son fonctionnement s’accompagne d’une pollution sonore, un cliquetis de fonctionnement qui s’il reste supportable en mode normal est quasiment omniprésent en mode rapide. Visuellement son action reste perceptible avec la perception u changement de la luminosité dans l’image.

 

Rendu subjectif de la 3D

Le rendu Full HD des Blu-ray 3D

 

Scènes de découverte de la forêt d’Avatar (BR 3D )

Là, nous devons le reconnaître sans hésitation, en combinaison avec l’écran Xtrem Daylight, nous n’avions jamais vu une image aussi lumineuse sur des films 3D. C’est bien simple on a l’impression d’avoir la dynamique d’une image 2D sur le 6100. Cette pêche lumineuse renforce les sensations produites par une image à trois dimensions, que ce soit dans le domaine de la profondeur ou dans le jaillissement d’objets hors du cadre de l’écran. Nous redécouvrons les passages de fouille de la forêt de Pandorra par jack SULLY armé d’une mitrailleuse qui sort littéralement de l’écran. La végétation est luxuriante et baignée par une lumière qu’on peut enfin oublier de qualifier d’anémique.

Pour le coup, EPSON fait mieux en dynamique d’image que notre référence actuelle, le SONY HW50ES, mais il manque au 6100 l’interpolation d’images. Nous regrettons également la présence d’un ghosting très marqué.

 

Scènes d’ouverture des aventures de Sammy (BR 3D) :

Même constat sur ce film d’animation qui regorge littéralement d’effets de jaillissement comme ce crabe flottant qui vient vous chatouiller le nez jusque dans le canapé, ou encore le serpent de la branche au-dessus du fleuve Amazone qui vient vous renifler. La 3D délivrée par le TW6100 est spectaculaire mais reste entachée par le problème de dédoublement d’images.

 

Verdict technique

Bruit de fonctionnement

C’est un projecteur que l’on peut qualifier de bruyant en mode lampe haut. En mode lampe bas, nous avons mesuré 33 dB et 41 dB en mode lampe haut. Sonomètre placé à 50 cm du projecteur, au niveau de la position d’écoute du spectateur.

Netteté/piqué

Le EH-TW6100 s’en sort très bien car son objectif reste fixe, n’étant pas équipé d’un dispositif de type lens-shift, la précision d’image n’est pas diminuée. Nous avions déjà constaté cette particularité avec nos séquences de tests dans la partie subjective et elle se vérifie à l’aide de nos mires de précisions qui démontrent très peu de dérives des panneaux, tant sur la partie gauche, qu’au centre et qu’à droite.

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Overscan

L’Overscan étant désactivé par défaut, la totalité de l’image est bien présente à l’écran.

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Bruit vidéo, artefacts et shading

Le talon faible des LCD transmissifs reste présent mais discret et visible uniquement sur nos mires dans les coins supérieurs et inférieurs, on note une légère teinte rouge.

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Sur la partie bruit vidéo, l’image reste très propre sur cette scène de Star Wars 5 et exempte de grésillements sur le ciel derrière Luke. En revanche, s’agissant d’un projecteur tri-lcd, la grille (l’écart inter-pixels) reste plus perceptible que sur un projecteur D-ila, SXRD ou DLP.

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Fluidité

De très bons résultats obtenus même sans activation de l’aide à la fluidité.

 

 

Colorimétrie et Gamma

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En sortie de boîte, les couleurs et les teintes chairs de nos mires de tests Burosh sont bien naturelles et tous les niveaux de gris et de noirs sont visibles (mires gauche et droite de l’image). A l’aide de notre sonde de référence EYE ONE PRO récemment revérifiée par le laboratoire Xrite, nous avons procédé à trois relevés de colorimétrie pour les modes naturel, cinéma et automatique (mode devant faire correspondre la source au projecteur). Voici nos résultats :

Le mode naturel présente une température de couleurs de 6224K avec un écart deltaE de 4.3 (le résultat recherché devant être inférieur un deltaE inférieur à 3). Le gamma est positionné à une valeur moyenne non linéaire de 2.15. Le relevé CIE ne correspond pas à l’espace couleurs HDTV de référence que nous avons sélectionné et enfin les écarts de luminance sont très prononcés (on recherche à atteindre des valeurs inférieures à 1.5 %).

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luminance-naturelle

rvb-naturel-6224k-deltae-4-3

Le mode cinéma présente lui une température de couleurs de 6204K avec un écart deltaE de 4.7. Le gamma est positionné à une valeur moyenne non linéaire de 2.13. Le relevé CIE ne correspond toujours pas à l’espace couleurs HDTV et enfin les écarts de luminance sont similaires à ceux relevés dans le mode naturel.

cie-cinema

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luminance-cinema

rvb-cinema-6204k-deltae-4-7

Le mode automatique présente lui une température de couleurs de 6223K avec un écart deltaE de 4.2. Le gamma est positionné à une valeur moyenne non linéaire de 2.10. Le relevé CIE ne correspond toujours pas à l’espace couleurs HDTV et enfin les écarts de luminance sont similaires à ceux relevés dans les modes naturel et cinéma.

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rvb-automatique-6223k-deltae-4-2

luminance-automatique

 

RESULTATS APRES CALIBRATION

Après calibration, malgré la présence d’un CMS sur trois dimensions, il ne nous a pas été possible de faire correspondre parfaitement l’espace couleurs de notre projecteur aux valeurs de références que nous cherchions à atteindre. Les niveaux RVB et le gamma sont en revanche bien meilleurs et nous avons réussi à ramener la luminance de quatre couleurs dans des valeurs acceptables. La température de couleurs est maintenant mesurée à 6473K avec un écart deltaE réduit à 1.5

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Luminosité et contraste :

Après calibration nous avons procédé à nos mesures de luminosité et de contraste, en mode lampe bas nous obtenons 365 lux soit 1070 lumens et en mode lampe haut 498 lux. (1460 lumens). Le noir est mesuré à 0.20 lux en lampe haut et 0.14 lux en lampe bas ce qui nous donne un contraste natif de 2490:1 on:off Nous retrouvons des valeurs proches de celles du TW6000.

Profondeur, fluidité et crosstalking en 3D

A l’aide de mires 3D, nous pouvons aisément mettre en évidence les effets d’images fantômes affectant le TW6100W. Sur cette mire côte à côte après activation des lunettes 3D, le canal gauche (L pour Left) ne devrait présenter aucune trace des ronds et lettres du canal droit (R pour Right). Vous pouvez voir que ce n’est malheureusement pas le cas et les deux mires présentes ces effets indésirables. Au-delà de l’analyse sur mires de test, ce phénomène est également perceptible lorsque l’on regarde un film 3D. Il reste en faveur de l’ Epson cette étonnant luminosité qui renforce la sensation de l’image perçue sur trois dimensions.

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CONCLUSION

L’ EPSON EH-TW6100W ne révolutionnera pas le marché de la vidéoprojection à domicile, en revanche on peut aisément lui décerner la mention de bon élève appliqué. La somme de ses qualités, nous fait aisément oublier ses quelques défauts. Nous soulignerons la qualité de son optique, de ses couleurs qui sans être parfaites en sortie de boîte restent naturelles et sans excès et surtout la dynamique de son image 3D la plus lumineuse que nous ayons testé jusqu’à présent. Le modèle d’entrée de gamme, contre toute attente, tire le meilleur parti de l’absence de lens-shift en vous proposant l’image la plus piquée de la gamme du constructeur pour 2012/2013. Exploit réalisé sans l’aide du mode super-résolution !

Il améliore au passage certains défauts que nous avions relevé sur le TW6000 de l’année passée et apporte quelques innovations bienvenues (lunettes RF, convertisseur 2D – 3D, mode super résolution).

Si vous n’avez que faire de la liaison sans fil, nous vous recommandons d’ailleurs chaudement sa version anthracite, le TW6100 qui proposera la même grande image de qualité à un prix plus abordable de 1499€.

Ce que l’on aime

  • Les couleurs
  • La luminosité
  • Le confort général de l’image
  • La netteté
  • Le module de liaison wifi
  • L’image 3D
  • Les lunettes sur radio fréquences sans décrochage

Ce que l’on regrette

  • Le bruit de fonctionnement en mode lampe haut
  • Un CMS imparfait
  • L’absence de switch de gamut
  • L’iris dynamique trop bruyant
Notes en 3D

Nous avons ainsi retenu 6 critères d’évaluation :

  • l’effet de profondeur généré, qui concerne la capacité du diffuseur à générer cette impression.
  • L’effet de jaillissement des objets ou des personnes, cette impression de les voir flotter devant l’écran
  • les artefacts de dédoublement d’image (images fantômes, crosstalking, ghosting…)
  • l’impact de l’utilisation des lunettes sur la luminosité
  • la fluidité de l’image dans les travellings
  • le confort général de l’imageVoici donc nos notes (sur 5) en 3D (en attendant de revoir notre système de graphique) :
  • Effet de profondeur : 5
  • Détachement des objets : 5
  • Crosstalking : 3
  • Luminosité : 5
  • Fluidité : 4
  • Confort général de l’image : 4
  • Total : 26/30

Réglages recommandés

  • Mode naturel
  • Température de couleur 6500k
  • super résolution off
  • Gamma 2.3
  • Lampe mode économique
  • iris dynamique désactivé

Auteur : Grégory WALTER

TOUTE REPRODUCTION OU UTILISATION SANS ACCORD DE L’AUTEUR INTERDITE

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15 Réponses

  1. franck

    Etant a la recherche d un projecteur3D pour remplacer mon plv Z5 et n etant pas sur que tous le monde dans la famille support le dlp j hésite fortement entre entre ce hd6100 et le hc5 Mitsubishi dont le prix comence â baisser et que je ne ferai pas l achat avant la sorti des nouvelles gammes apres la rentre a savoir que j ai un budget de 2000 euros max pour un vp un lecteur br 3d avec deux sortie hdmi et 4 paires de lunettes . Que me conseillez vous a ce jour ?

  2. Grégory

    Bonjour Franck, je ne suis pas en mesure de recommander le HC5, c’est un projecteur en fin de vie. L’EPSON TW6100 est un excellent choix avec ses lunettes RF et avec un SAV renommé. Pour 2000€ vous serez dans votre budget en vous cantonnant au modèle sans le module de liaison WHDMI.

  3. DUVIVIER

    nous venons d essayer notre nouveau videoprojecteur optoma HD161 et nous sommes tres deçu de la netete de l image !!!! les causes peuvent elles venir des cable hdmi ?
    sachant que nous passons par un ampli pionner . MERCI

  4. Jérome

    Bonjour,

    Ce modèle est actuellement en déstockage dans une grande enseigne à 800€.
    Est ce qu’il tient encore la comparaison face à des W1090 ou W1350? Surtout dans un salon non dédié où la lumière est parfois encore un peu présente.

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