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TEST OPTOMA UHD40 : DLP 4K

Avec l’Optoma UHD40, nous entamons l’examen d’un  nouveau vidéoprojecteur DLP à simulation 4K équipé de la nouvelle puce 0.47 de Texas Instrument. Cette pièce DMD qui a pour désagréable habitude de créer un cadre rectangulaire lumineux autour de l’image du film projetée. Nous avions déjà pu découvrir ce modèle à l’occasion de notre déplacement au salon ISE 2018 d’Amsterdam. Nous allons donc vérifier si ce vidéoprojecteur est en mesure de proposer une alternative au BenQ W1700 ou autres Viewsonic 4K déjà passés entre nos mains.

 

PRÉSENTATION

L’Optoma UHD40 est lancé en France au tarif de 1499€, il sera bientôt suivi du UHD51-A, une version plus élaborée disposant d’une interface de commande à la voix et d’un traitement vidéo avec interpolation d’images.

Pour l’heure ce petit modèle est également décliné chez Acer sous la référence V6810i.

Nous sommes donc là devant un projecteur DLP de résolution native 2048×1200 et non 3840×2160 comme mentionné sur la documentation technique du constructeur. Comme dans le BenQ W1700, la puce DMD intégrée dans l’UHD40 n’exploite que 1920×1080 points (résolution full hd). Cette partie active va être décalée à grande vitesse à 4 reprises de façon à pouvoir obtenir une résolution UHD de 3860×2160. Il ne s’agit pas d’une résolution native UHD ou 4K mais d’une simulation, à l’image de ce que propose JVC dans ses D-ila.

Test BenQ W1700

Caractéristiques puces DLP 0.47

L’optoma UHD40 est annoncé avec une luminosité de 2400 lumens et un contraste dynamique de 500 000:1 (nous ne ferons pas offense à nos lecteurs en leur indiquant qu’aucun de ces deux chiffres n’est approché dans nos mesures).

TOUR PHYSIQUE

Le boîtier blanc et rectangulaire dénote par rapport aux UHD65 et UHZ65 déjà testés. Les dimensions de l’UHD40 sont plus compactes et l’appareil apparaît mieux assemblé que les 2 modèles précédents. Fini le clapet fragile couvrant les molettes du lens-shift, ce dispositif est directement accessible sur l’ UHD40.

OPTOMA UHD300XA 1499€ n’espérez pas trouver une motorisation du bloc optique, ici tout est manuel. Le focus, la netteté et le petit déplacement mécanique de l’objectif se font à la main. Le verre de l’optique est protégé par un cache en plastique.

Si nous saluons la présence d’un Lens-shift vertical (il est absent sur le BenQ W1700), sa petite amplitude ne vous sera pas d’une grande aide (10%). Pour déterminer la taille d’écran possible par rapport à votre distance de projection, le constructeur met en ligne son calculateur à cette adresse :

http://www.optoma.fr/projector-distance-calculator/uhd40

Si ce dispostif ne suffit pas vous pouvez utiliser le pied central pour surélever l’image lorsque l’appareil est en position table.

L’évacuation de la chaleur se fait par les côtés, mais elle est accompagnée de fuites de lumières par les mêmes orifices d’extraction de l’air.

Le panneau de connectique comprend 2 prises HDMI dont 1 HDCP, 1 prise VGA, 1 audio 3,5 mm, 1 S/PDIF, 1 USB-A, 1 USB service, 1 RS 232 et 1 12V trigger.

 

OPTOMA UHD300X

 

 

La télécommande est identique à tous les modèles de la marque et nous apprécions son ergonomie et son éclairage intégré.

 

TEST OPTOMA HD29Darbee

MENUS

Point de fioritures à attendre dans les menus du UHD40, ils se présentent sous la forme d’une vignette carré. Le menu affichage concentre la plupart des options utiles pour configurer l’image : la gestion de la colorimétrie, du gamme SDR et du gamma HDR, le réglage de l’amplification de la netteté ou encore la gestion des formats.

Point d’aide à la fluidité ici, pour combattre les ralentissements dans les travellings il faudra attendre le lancement du UHD51-A.

Les modes de couleurs usine suivants sont disponibles : « cinéma, HDR, HDR Simulé, Jeu, Référence, Lumineux, Utilisateur, 3 dimensions et ISF ». Il est possible d’intervenir sur les couleurs en utilisant le CMS sur 3 dimensions, ainsi qu’un ajustement précis de toute l’échelle de gris. Pour le gamma SDR il faudra soit sélectionner une des valeurs usine « film, vidéo, graphique, standard, 1.8, 2.0, 2.4 » ou jouer des réglages de contraste et de luminosité. Pour les signaux HDR, l’UHD40 propose 3 choix de gamma «lumineux, standard, cinéma et détails ». Il est possible de simuler un rendu HDR avec des programmes SDR.

Test optoma UHD40

omparaison HDR STANDARD CINEMA DETAILS

La netteté générale de l’image peut être rehaussée grâce à l’option «ultradétail » sur 4 niveaux « inactive, 1, 2 ou 3 ».

L’Optoma UHD40 est également compatible 3D mais uniquement avec un PC et pas une platine de salon (carte graphique supportant la 3D 120Hz).

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

L’Optoma UHD40 innove mais de manière bien désagréable, en effet lorsque vous allumez le projecteur et que le traitement XPR s’active, l’appareil produit un grésillement nettement perceptible même avec la bande son d’un film. Nous avons procédé à un enregistrement pour vous donner un aperçu de cette pollution sonore. A notre avis il n’est pas possible d’utiliser l’UHD40 sans lui confectionner un caisson isolant.

Piqué et netteté :

L’Optoma UHD40 n’est pas un vidéoprojecteur 4k natif comme les SXRD de Sony mais malgré une résolution native full hd, il réussit à reproduire les plus petits détails de notre mire UHD avec le traitement XPR de simulation 4K.

Sur nos mires UHD, les lignes sont subtilement retranscrites avec peu d’aberrations chromatiques, il faut atteindre les coins de l’image pour en déceler mais cela reste anecdotique.

Le traitement vidéo interne du projecteur dispose d’une augmentation de la netteté « ultradétail » (0 à 3), il faudra user de cette option avec parcimonie pour ne pas générer de double contours ou du bruit vidéo. Nous vous recommandons de rester à +1.

test optoma UHD40

ultradetail arrêt

test optoma UHD40

ultradetail 3

Fluidité :

Nous l’avons déjà souligné à plusieurs reprises, l’Optoma UDH40 ne dispose pas de mode d’interpolation d’images et nous le regrettons car les ralentissements à l’image pendant les travellings sont bien là (le judder).

Input lag :

L’UHD40 dans son mode jeu affiche un input lag relativement bien maîtrisé avec une mesure de 42,7 msec. S’il n’est pas le meilleur dans le domaine, cette valeur reste supportable pour les Gamers chevronnés souhaitant s’adonner à leur loisir favori sur très grand écran.

test optoma UHD40

Input lag du mode jeu de l’optoma UDH40

Overscan :

A l’aide de notre mire 4K ci-dessous nous avons pu vérifier qu’aucun cropping n’était appliqué à l’image. Ce point est vérifié par la présence de toutes les les flèches placées sur ses limites.

test optoma UHD40

Mire d’overscan Optoma UHD40

Synchronisation HDMI :

Encore un mauvais point pour l’UHD40, il faut attendre 8 à 10 secondes pour obtenir une image à chaque changement de source ou de fréquence. L’appareil est également très sensible aux types de câbles. Alors que nos liaisons HDMI compatibles 4K étaient bien acceptés sur des appareils concurrents, nous avons éprouvé beaucoup de difficultés à trouver le bon câble avec ce nouvel Optoma.

Halo lumineux entourant l’image  :

Le miracle n’a pas eu lieu, le cadre lumineux généré par la puce 0.47 de Texas Instrument est bien présent dans l’image projetée par l’Optoma UHD40. Il rejoint donc les BenQ W1700, ACER V6810i et Viewsonic PX-727 dans le club des vidéoprojecteurs inutilisables pour une utilisation home cinéma sereine : c’est à dire sans gêne distrayante.

 

test optoma UHD40

montage cadre lumineux optoma UHD40

test optoma UHD40

cadre lumineux optoma UHD40

 

 

 

 

Contraste et luminosité

 

Le constructeur annonce 2400 lumens ce qui serait appréciable pour les signaux HDR mais ils ne sont pas là. La meilleure valeur que nous obtenons est de 1934 lumens mais avec une forte dominante du vert. Avec des couleurs justes, l’UDH40 affiche en mode lampe haut, 1097 lumens et en mode économique 765 lumens. Dans ces conditions il est capable au maximum d’éclairer une image de 3m40 de base avec 16fL.

Le contraste mesuré est légèrement supérieur à celui du BenQ W1700 récemment testé mais il reste bien décevant même en activant l’option « contraste dynamique ».

COLORIMÉTRIE

 

Les modes de couleurs usine suivants sont disponibles : « cinéma, HDR, HDR Simulé, Jeu, Référence, Lumineux, Utilisateur, 3 dimensions et ISF ». En sortie de boîte, par rapport aux références HDTV, les espaces couleurs les mieux ajustés sont ceux correspondants aux sélections « cinéma, référence».

TEST OPTOMA UHD40

CIE cinéma OPTOMA UHD40

Si cette précision est bon signe, il n’en va pas de même pour le gamma, qui mérite d’être corrigé.

TEST OPTOMA UHD40

RVB GAMMA cinéma OPTOMA UHD40

Pour les signaux HDR, n’espérez pas atteindre un gamut REC2020, dans le meilleur des cas notre UHD40 n’arrive à afficher que 77,3% de l”espace couleurs DCI-P3 et 55,4% de l’espace couleurs rec. 2020. Ce nouvel optoma offrira proposera une image HDR lumineuse sur 2m50 de base mais avec des couleurs moins fortes que celles d’un JVC DLA, ou d’un projecteur laser.

Nous vous plaçons ci-dessous l’ensemble de nos relevés de colorimétrie. Cliquez sur le bouton « load more » pour y avoir accès.

CONCLUSION

 

Nous avons choisi de ne pas nous attarder sur cet Optoma UHD40 car nous estimons qu’il n’est pas digne d’être commercialisé. Nous ne comprenons pas quelle logique pousse les constructeurs à proposer aux consommateurs des appareils affublés de tels défauts. Non seulement le nouvel Optoma UHD40 nous a gratifié du halo lumineux propre à la nouvelle puce de Texas Instrument mais il y ajoute un grésillement sonore tout aussi insupportable, une lenteur de la synchronisation HDMI bien agaçante et n’oublions pas ses problèmes de fluidité et de contraste.

En conclusion et après nos tests, nos recommandations sont simples et radicales : Gardez votre argent et éviter toute déclinaison actuelle ou à venir de la nouvelle puce simili-4K de Texas Instrument tant que le problème de halo lumineux n’aura pas été résolu. Nous attribuons à cet Optoma UHD40 un carton rouge PJHC.FR.

 

TEST OPTOMA UHD40

CARTON ROUGE PJHC.FR

Nous avons aimé :

  • Luminosité,

  • Le lens-shift,
  • Très bon piqué.

     

     

 

Nous regrettons :

  • Le grésillement sonore,

  • Le cadre lumineux entourant l’image,

  • La lenteur de la synchronisation HDMI,

  • Le contraste faiblard,
  • Un judder trop présent.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES (Données constructeur)

Technologie d’affichage : DLP
Résolution simulée  : UHD (3840×2160)
Luminosité 1 (mode Lumineux) : 2400 lumens
Contraste : 500000:1
Affichage (natif) : 16:9
Aspect ratio – compatible : 4:3
Fréquence de balayage horizontal : 31 ~ 135Khz
Taux de rafraîchissement Vertical : 24 ~ 120Hz
Uniformité : 75%
Taille d’écran :0.87m – 7.68m (34.1in – 302.4in)
Source lumineuse
Lampe watts : 240
Durée de vie de la lampe (hrs) : 4000 (Lumineux), 15000 (Dynamique), 10000 (Eco)
Rapport de projection : 1.21:1 – 1.59:1
Distance de projection (m) : 1.2m – 8.1m
Zoom : 1.3
Type de zoom : Manuel
Longueur de la focale (mm) :12.81 ~ 16.74
Lens shift : Verticale +10, -%
Offset Natif : 105%
Connecteurs (Entrées/Sorties) :
Entrées 2 x HDMI 2.0, 1 x VGA (YPbPr/RGB), 1 x Audio 3.5mm
Sorties 1 x Audio 3.5mm, 1 x S/PDIF, 1 x USB-A power 1.5A
Contrôle 1 x USB-A service, 1 x RS232, 1 x Relais 12V
TEST OPTOMA UHD40 : DLP 4K
Pour résumé : A oublier très vite ! Ce modèle cumule les défauts.
Qualité d'image globale55%
Contraste et luminosité 50%
Piqué, netteté et fluidité73%
Colorimétrie94%
Menus, options et équipements74%
Facilité de placement et utilisation50%
66%Note Finale

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