TEST SONY VPL-VW260ES

 

Nous continuons le tour d’horizon de la nouvelle gamme de vidéoprojecteurs 4K SXRD 2017/2018 de Sony avec le VPL-VW260ES. Ce modèle est surtout connu pour être le premier diffuseur frontal 4K de la marque à être commercialisé à un tarif inférieur à 5000€ (4999€). Pour arriver à ce prix, le constructeur a rogné sur quelques options mais en conservant le principal. Exit donc les 1800 lumens du VPL-VW550ES, l’iris fixe et dynamique mais également le dispositif de calibrage automatique dont nous avons apprécié l’utilité à l’occasion de notre dernier test du VPL-VW360ES. Pour le reste, ce nouveau modèle conserve la motorisation de l’objectif (mais sans mémoire de zoom), la compatibilité 3D (mais sans lunettes fournies) et surtout le support 4K, grâce à sa résolution 4K native et la compatibilité HDR-10 et Hybrid Log Gamma (HLG).

TEST SONY VPL-VW260ES

référence VW260ES

PRÉSENTATION

Sur PJHC.FR nous vous avions dévoilé en direct les 3 nouveaux modèles Sony : le VPL-VW760ES, haut de la nouvelle gamme avec sa source lumineuse laser, équipé d’un aide à la fluidité pour les signaux 1080P et 4K mais positionné à 14999€ ; le second (déjà testé sur le blog) le VPL-VW360ES que nous pouvons résumer comme un VPL-VW550ES avec moins de lumens (1500 au lieu de 1800 lumens) et enfin ce modèle d’entrée de gamme que nous testons aujourd’hui.

Chers lecteurs, vous voudrez bien nous excuser car certains des passages de ce test seront redondants avec celui du VPL-VW360ES. En effet, à l’exception des différences évoquées dans l’introduction (iris dynamique et fixe, mémoire de zoom, autocalibrage), les 2 modèles partagent la même base (coque, panneaux SXRD, lampe) et, vous le verrez, sont très proches en termes de performances.

Le vidéoprojecteur 4K Sony VPL-VW260ES est compatible HLG HDR et HDR10. Un basculement automatique en REC2020 intervient lorsqu’un signal adéquat est transmis. Ce VW260 embarque une matrice à 3 panneaux SXRD 4K (4096×2160 pixels), la dernière norme HDMI 4K@60p et le traitement vidéo propriétaire du constructeur dénommé 4K Reality Creation. Celui-ci va mettre à l’échelle et optimiser toutes les sources pour un rendu semblable à une « véritable » 4K. Il s’accompagne de la technologie d’affichage Triluminos qui offre une palette de couleurs élargie pour des textures et une profondeur de champ encore plus abouties.

Petite particularité notable et à l’image du VW360, le VW260 ne supporte pas l’intégralité des signaux HDMI 4K. Une petite explication sur ce point est nécessaire. En effet, le traitement du signal est limité à une bande passante de 13,5 gigabits au lieu des 18 gigabits nécessaires (tous les JVC à simulation 4K et les petits DLP 4K supportent les signaux complets à 18 gigabits). En résumé, si vous voulez du 4K/60p à 4:4:4 ce n’est pas ce modèle qu’il vous faut.

En pratique, cela signifie que la résolution des couleurs pour les flux UHD et 4K à 50 ou 60 images par seconde (les Blu-ray Ultra-HD par exemple) est limitée à 4:2:0 et la luminosité par pixel est limitée à 8 bits. Sony a essayé de contourner cette limitation dans le menu HDMI en proposant un mode étendu qui permet à la source de sortir 10 bits, mais même si les signaux sources 10 bits sont acceptés il sont traités en 8 bits.

La puissance lumineuse, annoncée à 1500 lumens, est identique à celle du VW360ES. La durée de vie de la lampe est donnée pour 6 000 heures de fonctionnement (en mode lampe bas). La référence de celle-ci est LMP-H220.

Le 260ES conserve l’aide à la fluidité Motionflow (sauf pour les contenus 4K). Il s’agit d’un mode d’interpolation d’images combiné avec un dispositif d’insertion de trames et qui vise à améliorer la netteté et la fluidité de l’image dans les travellings.

Le bloc optique est entièrement motorisé mais sans mémoire de zoom.

TOUR PHYSIQUE

Conception de l’appareil :

TEST SONY VPL-VW260ES

SONY VPL-VW260ES

Le VW260ES est disponible en blanc et en noir ; il trouvera donc sa place aussi bien en salle dédiée que dans un salon.

Son bloc optique est hybride (verre et plastique). La lentille frontale est en plastique tandis que tous les autres éléments sont en verre. L’avant est protégé par un cache en plastique que l’on enlève manuellement. Toute la circulation de l’air s’effectue par des prises situées sur l’avant de l’appareil, ce qui permet de coller le fond du projecteur contre un mur ou une paroi sans entrave au refroidissement.

Au passage, nous tenons à souligner un petit point qui est particulièrement pénible à l’usage, surtout pour nous qui branchons et débranchons souvent nos câbles de liaisons : le débordement de la coque par rapport aux connecteurs. Que ce soit pour la prise de courant ou pour les câbles HDMI, en position table il faut vraiment avoir les mains fines ou alors soulever le projecteur pour pouvoir placer correctement les câbles et, à la longue, cela devient pénible. Si vous envisagez une installation fixe, au plafond par exemple, cette caractéristique ne vous embêtera pas.

Aidé par un lens-shift d’une amplitude importante tant verticale qu’horizontale, le positionnement de cet appareil dans la plupart des configurations ne posera aucun souci de trapèze ou de distance. L’image se déplace en effet sur l’axe vertical de 85% vers le haut et de 80% vers le bas (la référence étant les 100% de la taille de l’image) et de 31% de chaque côté sur l’axe horizontal.

Une mire intégrée dans les menus permet de prendre en compte tous les formats d’affichage 16/9ème 1080P, UHD et 4K. Le zoom est également particulièrement ample. Ainsi, pour obtenir une image de 2 mètres de base il vous faudra un recul minimum de 2,76 mètres et maximum de 5,66 mètres. Pour 2,50 mètres de base, ces distances seront comprises entre 3,45 mètres et 7,07 mètres.

Connectique :

TEST SONY VPL-VW260ES

connectique vw260ES

Sur ce Sony VW260ES, la 3D Active est assurée par un transmetteur RF (Radio Fréquences) intégré qui permet une plus grande couverture et une meilleure synchronisation du signal dans votre intérieur. Il est également possible d’ajouter un émetteur IR (Infra Rouge) supplémentaire (TMR-PJ2 en option).

Le reste de la connectique du Sony VPL-VW260ES comprend 2 entrées HDMI en version 2.0a, compatible avec les signaux Ultra HD 4K / 60p, HDCP 2.2, et HLG HDR. Un kit émetteur/récepteur sans fil HDMI Sony IFU-WH1 (en option) vous permettra de vous affranchir de nombreux obstacles. Les lunettes 3D Sony TDG-BT500A sont en option.

Télécommande :

TEST SONY VPL-VW260ES

télécommande vw260ES

L’excellente et longue télécommande de SONY est toujours de mise, avec son rétro-éclairage particulièrement utile dans le domaine du cinéma à la maison.

MENUS

Si on met de côté la disparition du contraste dynamique, de l’iris fixe, de l’autocalibrage et de la mémoire de zoom, le design et l’architecture des menus sont à l’identique de ceux du VPL-VW360ES. Les réglages de colorimétrie effectués en usine sont nombreux « cinéma 1, cinéma 2, référence, tv, photo, jeux, cinéma lumière, tv lumière et une mémoire utilisateur ». Dans le même domaine, plusieurs sélections de gamma SDR sont proposées et, tout comme les modes couleurs, toutes sont éditables ; ainsi donc les mémoires de sauvegardes ne sont pas limitées à l’unique choix « utilisateur ».

TEST SONY VPL-VW260ES

menu image

Pour ajuster encore plus précisément les couleurs, par le biais d’une opération de calibrage, il est possible d’utiliser le Color Management System (CMS) et l’ajustement séparé des niveaux de gris.

Pour les signaux HDR, dès que le projecteur détecte un tel signal, les menus s’enrichissent d’options dédiées dont un réglage de contraste HDR et une sélection dans le menu avancé des réglages gamma EOTF, « auto » « HDR10 » ou « Hybrid Log Gamma HLG ».

TEST SONY VPL-VW360ES

sélection gamma EOTF HDR

Le traitement vidéo est également complet. Le VPL-VW260ES intègre le système d’amplification de la netteté Reality création maintes fois présenté sur le blog. Une option d’accroissement du contraste électronique est cette fois présente sous la dénomination « amplification du contraste » dans trois niveaux haut, moyen ou bas. Cette partie est particulièrement efficace en mode HDR. Pour pouvoir « éclaircir » une image HDR trop sombre, il faudra forcer le mode HDR-10, ne pas rester sur celui automatique et choisir l’amplification du contraste la plus haute.

Pour améliorer la fluidité à l’occasion des mouvements de caméra, le VW260ES est pourvu du dispositif de Sony « Motionflow ».  Cette option est ajustable sur plusieurs niveaux : fluidité haute, fluidité basse, impulsion (insertion de trames), combinaison et pure cinéma. Quand le projecteur reçoit un signal UHD ou 4K, seul le mode impulsion devient disponible.

Enfin, pour terminer ce tour des options, n’oublions pas la reconduite du dispositif de correction électronique de l’alignement des trois panneaux SXRD.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

Si les nouveaux VW260ES et VW360ES sont relativement discrets après avoir placé le fonctionnement de la lampe en mode économique (30dB pour le VW360ES et 31dB pour le VW260ES), en mode lampe haut nous sommes gênés par les 39dB mesurés sur le VW260ES. Ce point va être perturbant pour les programmes HDR qui nécessitent de la lumière et donc un passage en mode lampe haut.

Piqué et netteté :

Nous tenons à souligner les progrès des nouveaux Sony dans cette partie qui est particulièrement importante pour vivre la meilleure expérience 4K. En effet, les mires de netteté démontrent que l’image du VPL-VW260ES est précise avec de très bons résultats dans le domaine de l’alignement des panneaux. Nous n’atteignons certes pas la précision d’un mono-dlp mais c’est très bon pour un appareil dont les 3 panneaux SXRD doivent être parfaitement alignés pour ne pas générer des parties plus floues à l’image.

Influence du Reality Creation :

TEST SONY VPL-VW260ES

Effet comparatif reality creation

Le traitement vidéo interne du projecteur servant à mettre à l’échelle de la résolution du projecteur un signal 1080P et à rehausser la netteté de l’image est toujours présent dans le VW260ES. Par défaut il est positionné sur une valeur de +20 et son action reste discrète. Il faut vraiment arriver dans les plus grandes valeurs (max. de +100) pour obtenir des effets visuels négatifs comme des doubles contours et un grain trop poussé. Nous vous plaçons ci-dessous quelques exemples visuels comparatifs pour juger de son action.

TEST SONY VPL-VW360ES

comparaison effet reality creation

Fluidité :

Le motionflow (l’appellation propriétaire du dispositif d’interpolation d’images de Sony) est bien présent dans les menus mais uniquement limité aux signaux 1080P (un comble pour un projecteur 4K natif !). C’est d’autant plus navrant qu’il fait un travail parfait sur reproduction fluide et précise des travellings.

En 4K, seul un dispositif d’insertion de trames sera disponible mais vu son impact négatif à l’image (présence de scintillement) nous vous recommandons de le laisser désactivé.

Input lag :

TEST SONY VPL-VW260ES

lag mode jeux interpolation désactivée

Amis Gamers fortunés, le VW260ES et son mode jeu vous tendent les bras. En effet, dans cette configuration le niveau de retard entre la source et l’affichage est limité à 35,7 ms et c’est un résultat excellent pour un vidéoprojecteur (39,7 ms pour le Sony VPL-VW360ES). Dans les autres modes usine l’input lag est plus élevé : 121,1 ms (117,4 ms pour le VW360ES).

TEST SONY VPL-VW260ES

lag interpolation active

Overscan/Uniformité/bruit vidéo :

A l’identique que pour le VPL-VW360ES

Dans cette partie un peu fourre-tout nous avons pu vérifier qu’aucun cropping n’était appliqué à l’image. Ce point est vérifié grâce à nos mires 4K Burosch et ses flèches placées sur ses limites. Si  l’overscan était actif, une partie de ces témoins visuels n’apparaîtrait pas à l’écran. Il n’en est rien.

TEST SONY VPL-VW260ES

overscan VW260ES

Pour vérifier l’uniformité lumineuse, nous avons utilisé une mire à 00IRE (une image noire) sur laquelle n’apparaît aucune différence dans la répartition de la lumière. Le phénomène des coins lumineux qui a pu toucher par le passé certains modèles n’est plus d’actualité. Même constat sur la présence ou plutôt l’absence de dérives colorées sur fonds clairs (le fameux shading).

LUMINOSITÉ ET CONTRASTE

Test SONY VPL-VW260ES

Comme pour le VPL-VW360ES, les 1500 lumens annoncés ne permettent pas d’envisager une utilisation 4K HDR du VW260ES avec de très grandes bases d’écran ; il faudra vous restreindre à un maximum de 2m50 pour ce type de signaux. Ce n’est pas le cas pour les films 1080p SDR ou 4K non HDR. Là, le nouveau Sony démontre une image toute à la fois lumineuse et contrastée.

D’ailleurs, saluons au passage le bond dans le domaine du contraste natif où visuellement nous atteignons les niveaux d’un JVC DLA comme le X5500.

Pour des signaux 1080p ou 4K SDR, le VW260ES est capable d’éclairer des écrans d’une base de 3m60 en conservant une luminance de 16 fL (mode lampe pleine puissance) et 3m20 lorsque le projecteur est configuré en mode lampe économique.

COLORIMÉTRIE

Nous avouons avoir été relativement surpris par une colorimétrie en sortie de boîte qui dénote quelque peu par rapport aux derniers modèles Sony testés. Dans le mode référence, luminance et gamut collent bien aux valeurs recherchées ; nous avons placé ci-dessous un montage reprenant tous nos relevés. Par contre, il s’est avéré nécessaire d’intervenir dans l’échelle de gris (la température de couleurs), principalement sur un rouge trop marqué. Dans cette configuration, le VPL-VW260ES dépasse légèrement l’espace couleurs HDTV (102,5%).

Test SONY VPL-VW260ES

Ensemble mode référence

Pour obtenir un Gamut plus étendu, il faudra sélectionner les modes cinéma qui permettent d’atteindre 81% de l’espace DCI-P3… c’est mieux pour du 4K HDR mais nous sommes encore bien loin des valeurs de référence du rec2020 (uniquement 58,1%).

TEST SONY VPL-VW260ES

cinéma 1 CIE

En 4K HDR, la gestion de la colorimétrie et du gamma EOTF est moins « user friendly » et méritede s’y attarder pour en tirer la quintessence. Deux modes de Gamma HDR sont présents dans les menus du VW360ES « auto, HDR10 et HLG » ; nous avons obtenu les meilleurs résultats avec des noirs pas bouchés sur des films Blu-ray 4K en forçant le HDR10 et en désactivant le mode auto.

Test SONY VPL-VW260ES

Ensemble post calibrage

Nous vous plaçons également nos résultats post-calibrage dans le montage ci-dessus.

Tous nos relevés sont placés ci-dessous, cliquez sur « load more » pour y avoir accès.

VERDICT SUBJECTIF

 

Les remarques déjà faites dans notre test du VPL-VW360ES sont reprises car nous ne voyons pas de différences visuelles entre ces deux modèles.

1080P Blu-ray :

TEST SONY VPL-VW260ES

alien covenant salle cryo

Disons le tout simplement, le VW260ES est un champion de l’image home cinéma avec ce type de programmes. Le traitement Reality Creation (quand on n’en abuse pas) permet de transfigurer les films 1080p sur Blu-ray en donnant l’illusion d’un signal 4k et, au moins dans cette configuration, il est aussi possible de bénéficier des effets avantageux de l’aide à la fluidité.

TEST SONY VPL-VW260ES

alien covenant rampe

C’est toutefois un comble pour un projecteur 4K que de donner le meilleur de ses capacités seulement avec des Blu-ray. Avec ce type de source il est à l’aise dans tous les domaines : fluidité, colorimétrie, netteté, contraste, luminosité nous n’avons absolument rien à lui reprocher et ses futurs possesseurs vont se régaler d’une telle qualité d’image.

TEST SONY VPL-VW260ES

alien covenant gant

4K SDR :

Sur des signaux 4K SDR, on ne sacrifie « que » la fluidité. Nous marquons le « que » par des guillemets car quand on a goûté aux bénéfices du motionflow dur-dur de revenir au mode « sans ». Cette configuration 4K sans HDR a en revanche pour avantage de conserver luminosité et bonne lisibilité dans les scènes nocturnes en bénéficiant du surcroît de définition.

4K HDR :

Il y a certes du progrès mais ce n’est pas ce n’est pas du 4K HDR que nous donnerons en priorité au VW260ES, la faute à une luminosité insuffisante pour ce type de programme. Que ce soit avec Alien Covenant ou le Roi Arthur, dont les éditions UHD Blu-ray contiennent également un Blu-ray 1080p, nous avons rapidement enlevé la version 4K HDR pour revenir à la version upscalée afin de retrouver de la dynamique à l’image et de la lisibilité dans les scènes nocturnes.

TEST SONY VPL-VW260ES

alien covenant peur

COMPARAISON AVEC UN VIDÉOPROJECTEUR DLP A SIMULATION 4K A LASER (ACER VL7860)

Nous avons profité de la présence dans nos murs de deux appareils 4K pour réaliser un comparaison directe côte à côte. Au Sony VPL-VW260ES avec 3 panneaux 4K natifs nous avons confronté l’Acer VL7860, mono-dlp à simulation 4K et source lumineuse laser  : (3999€ , testé en exclusivité sur le blog).

TEST SONY VPL-VW260ES

Comparatif DAVID ALIEN COVENANT ACER SONY

Les images comparatives qui suivent, issues d’Alien Covenant, permettront de juger des différences entre les deux modèles.

TEST SONY VPL-VW260ES

Comparatif sony vw260 versus ACER VL7860

Globalement, le DLP s’en sort mieux dans la majorité des domaines d’évaluation (luminosité, netteté, fluidité, dynamique) ; le VPL-VW260ES garde un avantage dans la précision des couleurs en sortie de boîte et en matière de contraste séquentiel. Cependant, le bon contraste Ansi du DLP compense visuellement cet écart.

CONCLUSION

 

Nous avons passé d’excellents moments 1080p et 4K SDR avec ce modèle SXRD 4K d’entrée de gamme. Toutefois, si c’est le 4K HDR qui est important pour vous, il faudra envisager un autre choix ou limiter vos ambitions de taille d’écran. Le paradoxe avec ce Sony VPL-VW260ES étiqueté 4K est qu’il sublime avant tout les sources Blu-ray 1080p. Et s’il traite correctement le 4K SDR, il s’avère notamment manquer de force en HDR. Malgré ces quelques limitations, le VPL-VW260ES est en mesure de vous procurer de longues heures de bonheur cinématographique et même si son tarif de 4999€ n’est pas à portée de toutes les bourses, la démarche de démocratisation de la vidéoprojection 4K entamée par Sony est à souligner. Enfin pour conclure, ayant attribué un Gold Award PJHC.FR au VPL-VW360ES il est impossible de ne pas faire de même pour le VPL-VW260ES. En effet, nous avons relevé à plusieurs reprises la similitude de leur image.

 

Nous avons aimé :

– Contraste,

– Les couleurs même si quelques ajustements sont nécessaires,

– Précision d’image (pour un projecteur à trois matrices),

– Fluidité en 1080p,

– Mise à l’échelle 4K,

– Discrétion de fonctionnement en mode économique,

– Synchronisation HDMI sans défaut.

Nous regrettons :

  • Le rendu HDR,
  • Un allumage et une extinction particulièrement longues,
  • L’absence d’aide à la fluidité en 4K,
  • Un manque de discrétion en mode lampe haut.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES (données constructeur)

 

Technologie SXRD
Matrice SXRD 4K (0.74” x 3)
Format des panneaux 16/9
Résolution en 2D 4096 x 2160 pixels (UHD)
Traitement vidéo HDR / HDR10 / HLG / Triluminos / MotionFlow / Reality Creation /
Contraste 200 000:1
Luminosité 1500 lumens
Intervalle de luminosité > 1500 lumens
Compatibilité 3D 3D Active
Upscaling (Mise à l’échelle vidéo) HDMI : Ultra HD 4K
Zoom 2x
Type de lampe 225W
Durée de vie de la lampe 6000 lampes (low)
Référence de la lampe LMP-H220
Lens Shift (Vertical / Horizontal) Vertical: +85% -80% Horizontal: +/-31%
Diagonale d’image projetée (mini / max) 60 à 300 » (1,5 à 7,6m)
Connectique HDMI (x2)
Connectique informatique Port Ethernet, Port USB, Relais IR (pour adaptateur infrarouge)
Bruit de fonctionnement 26 dB
Fonctions spéciales Alignement des panneaux électronique / Mode Low Latency pour le jeu /
Consommation (Max / Eco / Veille) 350 W / – / 0.3W
Télécommande Télécommande fournie
Dimensions (L x H x P) 495.6 x 195.3 x 463.6 mm
Poids 14 Kg

 

TEST SONY VPL-VW260ES
Un clône du VPL-VW360ES expurgé de quelques options, voilà comment décrire le mieux ce VPL-VW260ES. Particulièrement brillant pour la restitution des sources SDR 1080p et 4K, il manque encore de pêche pour délivrer un rendu d'image HDR convaincant sur les grandes tailles d'écran.
Qualité d'image globale97%
Contraste et luminosité92%
Piqué, netteté et fluidité95%
Colorimétrie90%
Menus, options et équipement90%
Facilité de placement et utilisation96%
93%Note Finale

5 Réponses

  1. etoaui

    le acer v7860 s’impose donc avec ses 4000 euros et niveau global superieur.
    donc le trio pour un video projo 4k interessant c’est actuellement :
    acer v9800 @ 3800 euros
    acer v7860 @ 4000 euros
    jvc x7500 @ 5000 euros

    Mon classement est il de votre avis ?

    Répondre
      • etoaui

        oui remarque à seulement 200 euros de plus il à l’air de mieux se debrouiller que le V9800.
        donc un classement rapport qualité/prix comme celui ci:

        1) acer v7860 @ 4000 euros
        2)acer v9800 @ 3800 euros
        3)jvc x7500 @ 5000 euros

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :