TEST OPTOMA UHD65

 

L’Optoma UHD65 est le cinquième vidéoprojecteur DLP 4K testé cette année par PJHC.FR. Il s’inscrit dans cette gamme de nouveaux modèles qui a été déclinée en 3 exemplaires chez Optoma : le UHD550X (premier vidéoprojecteur DLP 4K à moins de 2000€ déjà testé sur le blog) et son grand frère, le UHD60 à 2299€. 2 appareils concurrents partageant la même base sont également disponibles chez Acer, le H8750 à 2499€ (déjà testé sur le blog) et le V7850 à 2990€.

Petite particularité, cette fois nous avons pu mener nos tests avec 2 exemplaires de ce nouveau projecteur, le premier dans une salle dédiée en comparaison directe avec le Sony VPL-HW45ES et l’EPSON EH-TW9300 et le second dans une pièce à vivre qui correspond plus à l’environnement où nous prenons la plupart de nos mesures.

 

 

TEST OPTOMA UHD65

Optoma UHD65

L’Optoma UHD65 est conçu (tout comme l’Acer V7850) pour être mis en place dans une salle dédiée, ces 2 vidéoprojecteurs diffèrent des UHD550X/UHD60 et Acer H7850 par la présence d’une roue chromatique 6 segments RVBRVB. Avec ses 2200 lumens, c’est le moins lumineux des trois Optoma, conséquence de sa roue chromatique qui en l’absence d’un segment blanc, laisse filtrer moins de lumière. Cependant cette solution technique doit lui permettre, de projeter une image avec des couleurs naturelles. L’Acer V7850 est également présenté dans cette configuration.

Sa vocation à venir prendre sa place dans une pièce totalement obscure a également motivé ses concepteurs à l’habiller d’une coque noire.

Autre différence d’importance à noter par rapport aux UHD550X et UHD60, le UHD65 est le seul modèle à proposer un dispositif d’aide à la fluidité pour les signaux SDR (1080P) et 4K ou UHD HDR. A contrario, les 2 modèles Acer en sont équipés.

Passons maintenant en revue les similitudes entre les UHD550X/UHD60 et UHD65 d’Optoma.

Bloc optique et déplacement de l’ objectif :

Les 3 modèles Optoma sont pourvus d’une même bloc optique (tout comme les Acer) avec un zoom d’un facteur de 1,6 et un Lens-shift mécanique vertical d’une petite amplitude de 15%. En comparaison avec les BenQ W110000/X12000 et Acer V9800, ils sont bien plus compacts et seront plus faciles à installer dans une pièce dédiée.

 

Conversion SDR vers HDR

Une caractéristique partagée intéressante (sur le papier) de ces modèles est le dispositif de conversion SDR/HDR. Cela doit permettre avec des films encodés avec un Gamut HDTV et un espace couleurs restreint d’élever la saturation des couleurs et la puissance du contraste. Cette option n’existe pas sur les modèles Acer.

Mode de jeu

Les 3 nouveaux Optoma intègrent un mode dédié aux joueurs censé réduire le niveau d’input lag, hélas nous avons déjà vu à l’occasion de notre test du UHD550X que ce n’était pas le cas et dans le cas du UHD65 nous savons déjà qu’avec le présence d’un traitement vidéo plus poussé, nos mesures de lag seront encore plus élevées.

Compatiblité MHL

L’ une des deux entrées HDMI est compatible MHL, ce qui vous permet de connecter le projecteur avec des smartphones ou des tablettes compatibles MHL. De même, il est donc en mesure de fournir un adaptateur sans fil externe, comme l’option dongle Pro Cast Optoma HD avec puissance. Alors que vous pouvez équiper les projecteurs avec une connexion sans fil en option pour montrer, par exemple, le contenu du smartphone.

Port USB alimenté

Une autre caractéristique est le port USB 5V DC. Ici, par l’intermédiaire de périphériques externes, comme un dongle Google Cast Chrome ou le récepteur du système Optoma peut WHD200 sont alimentés en énergie. Cette offre la possibilité de fournir au spectateur avec des options sans avoir à poser une autre sortie au plafond.

Il peut servir à connecter et alimenter en énergie du dongle Google Cast Chrome ou encore un système de liaison HDMI sans fil.

Nous allions oublier la présence sur tous ces vidéoprojecteurs de haut-parleurs intégrés, dans le cas du UHD65 et de sa conception dévolue à une mise en place dans une installation de home cinéma dédiée, il est légitime de s’interroger sur leur présence. Cela démontre encore une fois que tous ces appareils partagent la même base et que seules quelques modifications physiques (roue chromatique) et logicielle (interpolation d’images) viennent les différencier.

TOUR PHYSIQUE DE L’APPAREIL

TEST OPTOMA UHD65

OPTOMA UHD65

Avec ses dimensions imposantes, le UHD65 n’est pas ce que l’on peut appeler un projecteur transportable (498 x 331 x 141), en revanche il ne pèse que 7,8 kg. Pour le placer correctement et aligner son image dans le plan de l’écran, vous utiliserez les pieds dévissables ou encore un déplacement mécanique du bloc optique (Lens-shift). Celui-ci est limité à l’axe vertical et est d’une amplitude de + ou – 15%, soit donc modeste. Pour accéder à ce mécanisme, il faut appuyer sur la coque pour déverrouiller le panneau supérieur qui donne accès aux molettes de zoom et de Lens-shift.

 

L’optique est protégée par un cache en plastique que l’on retire manuellement. Zoom, focus et lens-shift ne sont pas motorisés. Pour obtenir une base d’image de 2m50 , le recul devra être compris entre 3m50 et 5m55. Il s’agit donc d’un appareil plutôt typé « fond de salle » (rapport de projection 1,39-2,22:1). Ces distances sont similaires pour les Acer H7850/V7850 et OPTOMA UHD550X/UHD60.

 

TEST OPTOMA UHD65

Commandes de Lens-shift et de zoom sous trappe : Optoma UHD765

La connectique est riche : 1 prise HDMI 2.0, 1 HDMI, VGA (RGB/YPbPr), Audio in 3.5mm, Audio out S/PDIF, Audio Out 3.5mm, RJ45, RS232, USB-A Power (1.5A), USB service, Relais 12V. Mais point de prise 3D-RF ou de support DLP-Link ; comme beaucoup d’appareils à venir, l’Optoma UHD65 est uniquement 2D. Il est compatible CRESTRON et peut être piloté à distance en le connectant à un réseau domestique.

 

 

TEST OPTOMA UHD65

connectique optoma UHD65

 

La télécommande est reconduite d’un modèle à l’autre chez Optoma, blanche en surface avec éclairage, elle offre une forme ergonomique, n’est pas trop imposante et dispose d’un large rayon d’action.

 

TEST OPTOMA UHD65

Télécommande Optoma UHD65

MENUS

 

TEST OPTOMA UHD65

Forme des vignettes menu OPTOMA UHD65

Il existe de nombreux préréglages usine que le constructeur décrit comme suit :

 

Cinéma : Procure les meilleures couleurs pour regarder des films

HDR : Affiche le contenu HDR (Large plage dynamique) tel que le réalisateur le souhaitait

Couleur : Dans ce mode, la saturation des couleurs et la luminosité sont bien équilibrés. Choisissez

ce mode pour jouer à des jeux.

Jeu : Sélectionner ce mode pour augmenter le niveau de luminosité et le niveau de temps de réponse

afin de profiter des jeux vidéo.

Référence : Ce mode est conçu pour reproduire un image aussi réelle que possible de ce que le

directeur voulait créer. Les paramètres couleur, température des couleurs, luminosité, contraste et gamma sont tous réglés sur des valeurs de référence standard.

Lumineux : Luminosité maximale depuis l’entrée PC.

A cette liste, il faut ajouter 2 modes ISF verrouillés à l’aide d’un code et une sauvegarde utilisateur.

TEST OPTOMA UHD65

Modes colorimétrie usine Optoma UHD65

 

 

Pour ajuster la colorimétrie, lOptoma UHD65 propose un CMS sur 3 dimensions avec un diagramme d’aide et un réglage dédié des niveaux RVB (Gain et Bias). On regrettera l’absence d’un éditeur de gamma et il faudra donc se contenter de sélections usine dans ce domaine (Gamma/vidéo/graphique/standard/1.8/2.0/2.4).

TEST OPTOMA UHD550X

CMS

 

Pour la prise en compte HDR, il existe un mode de commutation automatique dans la partie appelée “plage dynamique”. Cette sous-partie est décomposée en deux domaines : “Film” qui comprend le dispositif de conversion SDR/HDR et “Dynamique” qui sous cette appellation regroupe 4 configurations et réglages gamma spécifiques pour les signaux HDR (lumineux/standard/film/détails).

TEST OPTOMA UHD65

Menu plage dynamique HDR

Ce vidéoprojecteur Optoma ne possède pas d’iris mécanique pour réduire le flux lumineux, à la place la puissance de la lampe peut être réduite grâce à l’option « dynamique contraste » qui peut être ajustée sur 3 niveaux: « normal, économique ou dynamique économique ».

Enfin, l’innovation majeure proposée par l’UHD65 : le traitement vidéo PureEngine qui regroupe : Pure Contraste, Pure Color, Pure Motion et un mode démonstration horizontal et vertical pour les effets de l’interpolation d’images (Pure Motion).

TEST OPTOMA UHD65

Menu Pure Engine

L’accroissement des détails est indépendant et disponible dans les réglages images. Nous verrons dans la partie « Verdict technique », leurs effets respectifs.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

L’Optoma UHD550X était déjà discret et le UHD65 renforce cette caractéristique en abaissant son bruit de fonctionnement à 32dB (lampe économique) et 36dB (lampe puissance normale). On retrouve dans ce domaine, un des avantages de la baisse de puissance lumineuse en comparaison des UHD550X/UHD60.

Piqué et netteté :

TEST OPTOMA UHD65

Mire de netteté résolution uhd optoma UHD65

Si dans cette partie de nos évaluations le UHD65 est plutôt à son aise, ce n’est pas pour la qualité de son bloc optique. Sur nos mires de tests 4K Burosch, les bords de l’image affichent la présence d’aberrations chromatiques qui sont également présentes sur les lettres des menus.

TEST OPTOMA UHD65

Mire de netteté bords image gauche 2 optoma UHD65

TEST OPTOMA UHD65

mire de netteté centre écran optoma uhd65

TEST OPTOMA UHD65

Partie droite Optoma UHD65

La sensation de précision et de netteté est obtenue, tout comme pour les SONY HW45/HW65 par le biais du traitement interne du vidéoprojecteur et non par son bloc optique, c’est la conjonction XPR/super résolution qui aboutie à ce résultat visuel qui est inégal en fonction des œuvres projetées.

TEST OPTOMA UHD65

comparaison ultra détails

TEST OPTOMA UHD65

Ultra détails à l’arrêt

TEST OPTOMA UHD65

Ultra détails niveau 3

 

Fluidité :

Le UHD65 a un avantage de taille sur ses petits frères, c’est le seul à intégrer un dispositif d’aide à la fluidité (interpolation d’images). Il vient bien aider à réduire le judder des travellings sur les sources 1080p24 et sur les sources 4K 60hz. C’est ainsi une image en mouvement plus précise et plus stable dans les mouvements qui sera diffusée sur votre écran. Cette caractéristique n’est valable que pour les films 4K blu-ray UHD ou Blu-ray classiques en 24 et 60hz, en revanche l’Optoma UHD65 ne digère pas les signaux 50hz, ralentissements, déchirements seront au rendez-vous  et une mise à jour logicielle est nécessaire pour corriger ce bug.

Si les performances globales de l’aide à la fluidité sont dans la bonne moyenne, nous avons pu déceler quelques artefacts de bougé sur des passages d’Alien Covenant, ainsi lorsque la scientifique se rend compte que son garde est malade et qu’elle se retourne en marchant vers lui, les halos spécifiques générés par l’interpolation d’image (artefacts de mouvement) sont bien présents autour de sa tête.

Input lag :

Optoma met en avant la présence d’un mode dédié aux jeux vidéos que nous traduisons par « input lag réduit », malheureusement ce n’est pas le cas, avec notre testeur Leobnar nous obtenons 89,9 msec. avec l’interpolation d’images désactivée et jusqu’à 146,9 msec. avec l’aide à la fluidité.

TEST OPTOMA UHD65

Input lag interpolation d’images désactivée

Ces valeurs sont beaucoup trop élevées pour trouver grâce aux yeux des amoureux de partie de « frags » multi-joueurs pour lesquels le temps de réponse de l’affichage est crucial. Globalement avec un vidéoprojecteur tout ce qui est au-dessus de 50 msec. de retard est mauvais.

TEST OPTOMA UHD65

Input mag interpolation d’images activée Optoma UHD65

 

Overscan :

Par défaut le cropping ou overscan est désactivé (il s’agit de cette option interne au projecteur qui permet de rogner une partie de l’image pour faire disparaître des défauts présents sur les bordures). Tous les signaux et diagrammes les plus éloignés du centre de notre mire de test sont bien présents à l’écran.

Bruit vidéo :

Tout comme les effets arc-en-ciel, la présence de bruit vidéo dans les parties claires de l’image relève plutôt d’une spécificité propre aux vidéoprojecteurs DLP. Ce défaut de l’image présente la forme de fourmillements visibles sur les fonds clairs. L’optoma UHD65 n’est pas épargné par ce phénomène et à plusieurs reprises nous avons pu le mettre en évidence à l’image de la photo ci-dessous. Pour y remédier, il faudra réduire les niveaux de Brilliant Color sans toutefois arriver totalement à le faire disparaître.

TEST OPTOMA UHD65

bruit vidéo optoma UHD65

  Conversion SDR-HDR :

L’optoma UHD65 (comme les UHD550X et UHD60) dispose dans ses menus d’une option permettant de convertir un signal 1080P SDR en signal HDR. Elle doit (d’après le constructeur) vous permettre de profiter d’un résultat visuel HDR à partir de n’importe quelle source SDR  Nous l’avons testé sur une scène du Blu-ray d’Alien Covenant en 1080p24 et voici le résultat visuel sur les 4 niveaux de réglages disponibles (détails, lumineux, film, standard).

  D’abord l’image sans conversion :

TEST OPTOMA UHD65

Menu plage dynamique HDR

  Après conversion dans les 4 niveaux :

TEST OPTOMA UHD65

conversion SDR HDR Film

TEST OPTOMA UHD65

onversion sdr hdr avec sélection standard

TEST OPTOMA UHD65

conversion sdr hdr avec sélection lumineux

TEST OPTOMA UHD65

conversion SDR avec sélection détails

Si la présence de cette option est à souligner, nous ne sommes pas emballés par ses effets à l’image. Les noirs gagnent en densité mais avec une perte importante de luminosité et de détails.

CONTRASTE ET LUMINOSITÉ

Après avoir découvert l’excellente vidéo de Heimkinoraum.de, une franchise de magasins allemands de Home Cinéma dont le siège est à Munich, nous fondions de grands espoirs sur une amélioration notable du niveau de noir de l’Optoma UHD65 face au désastreux UHD550X, à l’image de ce montage photos ci-dessous que nous avons réalisé à partir de la vidéo de Heimkinoraum.

OPTOMA UHD65 en haut, UHD550X en bas

Si nos mesures démontrent une progression dans le niveau de noir et le contraste séquentiel natif, nous ne sommes pas encore au niveau d’un petit vidéoprojecteur DLP 1080P comme le BenQ W2000+ récemment testé.

Après une calibration nécessaire, le contraste natif est mesuré à 1050/1 avec une luminosité de 850 lumens avec la lampe à pleine puissance soit assez pour illuminer à 16 fL un écran de 3 mètres de base. Avec le passage en mode économique il faudra réduire vos ambitions de taille d’écran en se limitant à 2m60 maximum.

Le UHD65 est clairement moins lumineux que le UHD550X ou le UHD60, il en tire bénéfice pour son contraste natif mais ce point est pénalisant pour ceux qui envisagent de projeter sur de très grandes tailles d’écrans mais également pour le rendu HDR. Avec 1100 lumens maximum, il faudra également se contenter de toiles de petites bases  pour les images 4K à haute dynamique.

Notre second exemplaire (test dans une salle non dédiée) s’est montré plus lumineux que le premier UHD65 et en corollaire, moins contrasté. Ce modèle avait 25 heures au compteur.

TEST OPTOMA UHD65

COLORIMÉTRIE ET GAMMA

 

En matière de colorimétrie, l’Optoma UHD65 nous a également fait grincer des dents. A l’image de notre constat d’un espace couleurs beaucoup trop restreint pour du 4K HDR ou non sur l’Optoma UHD550X, le haut de gamme de ce trio de vidéoprojecteurs DLP 4K est incapable de dépasser les références de l’espace couleurs HDTV. Il ne s’agit pas là d’une limitation de l’emploi d’une lampe classique en tant que source lumineuse, l’EPSON EH-TW9300 est parfaitement apte, au même prix que l’Optoma, à atteindre un gamut de cinéma numérique (le DCI-P3).

  Voici pour exemple le gamut de l’EPSON TW9300 (publié dans son test sur le blog) et qui atteint avec sa lampe et son filtre intégré 102,3% du DCi-P3 :

En comparaison, celui de l’Optoma UHD65 ne dépasse que légèrement (109,4%) celui plus restreint du rec709 (HDTV). Cette limitation pénalise ce nouveau vidéoprojecteur en ne lui permettant pas sur des programmes 4K d’afficher des couleurs aussi vives et puissantes que celles de l’Epson TW9300.

 

TEST OPTOMA UHD65

CIE mode HDR Optoma UHD65

En sortie de boîte et en l’absence de possibilité de calibrage, nous vous recommandons la sélection usine Cinéma ou HDR qui est vraiment très proches de 6500K et d’un gamma linéaire à 2.2.

TEST OPTOMA UHD65

RVB Cinema OPTOMA UHD65

La sélection référence qui est censée correspondre le mieux aux valeurs rec709 présentent plusieurs défauts, son gamut est trop restreint, il ne couvre que 87,8% de celui de l’espace couleurs HDTV (voir ci-dessous) :

TEST OPTOMA UHD65

CIE référence Optoma UHD65

Sa température de couleurs et son gamma sont également bien éloignés des niveaux que nous recherchons à atteindre (température de couleurs à 6500K et gamma linéaire à 2.2.) :

 

RVB Référence Optoma UHD65

 

Toutes nos mesures de contraste et de luminosité sont présentes ci-dessous, cliquez sur le bouton « load more » pour y avoir accès.

RENDU SUBJECTIF

Test OPTOMA UHD65

TOUR DE PROJECTEURS HEIMKINORAUM

Grâce à l’aide de Heimkinoraum.de à Munich (Allemagne) nous avons pu assister dans d’excellentes conditions à plusieurs démonstrations comparatives SDR 1080P/4K HDR et simultanées sur un écran Stewart Greyhawk de 3 mètres de base de l’Optoma UHD65 opposé au Sony HW45 mais principalement à l’EPSON EH-TW9300 qui est positionné au même tarif de 3299€, donc une comparaison tout à fait équitable.

Test OPTOMA UHD65

Salle de démonstration Heimkinoraum.de Munich

 

Nous avons réalisé plusieurs photos et vidéos de ces démonstrations mais en raison de problèmes techniques elles seront mises en ligne ultérieurement.

 

Comparatif SDR 1080P :

Sur la scène de la sortie de Casino de Casino Royale où James Bond séduit la femme du perdant de la voiture, le passage alternatif du DLP au tri-lcd est à l’avantage de l’Epson, les noirs sont bien plus profonds et les couleurs chatoyantes.

L’introduction spatiale et le ciel étoilé de Star Wars 3 confirme cette force du contraste de l’Epson face à l’Optoma mais le DLP démontre également que malgré un noir moins profond, les étoiles scintillement avec plus de luminosité que sur le projecteur LCD, c’est un des avantages du meilleur contraste Ansi des DLP.

Sur Oblivion l’écart est moins marqué et l’Optoma arrive à devancer sur certains plans de jour un Epson qui par instant apparaît trop lumineux.

test OPTOMA UHD65

Test OPTOMA UHD65

 

Globalement notre impression générale est que l’EPSON s’en sort bien mieux que l’OPTOMA avec des programmes 1080P.

 

Comparatif 4K HDR :

Premier extrait « Le revenant », la scène de bataille (voir de massacre) avec les indiens au bord du fleuve est en matière de précision sans doute possible à l’avantage de l’Optoma, mais l’EPSON et son espace couleurs plus large regagne des points en terme de colorimétrie et de contraste.

Sur le film d’animation « Moi, moche et méchant 2 » curieusement tous nos critères d’évaluation sont en faveur de l’Optoma, le type de film (dessin animé) permet de réduire l’écart visuel sur les couleurs, l’image est cette fois plus contrastée sur le DLP et fluidité et précision d’image viennent définitivement asseoir la suprématie de l’Optoma.

Enfin nous avons terminé ce tour d’horizon par le Blu-ray 4K de Lucy et nouveau retournement de situation, l’Epson arrive à produire des rouges bien plus intenses qu’un Optoma peinant à se débarrasser d’une dérive jaunâtre et de couleurs moins saturées. Le contraste est à nouveau à l’avantage du TW9300, seule la netteté arrive à nous faire trouver grâce au UHD65 sur le film de Luc Besson.

Nous n’évoquerons que très peu le SONY HW45ES qui ne supporte pas les signaux 4K, mais avec des films 1080P, ce petit projecteur SXRD à moins de 2000€ a montré de belle manière au tri-lcd et au DLP 4K qu’il était le vainqueur de ce match à 3.

 

 

CONCLUSION

C’est donc encore une fois PJHC.FR qui aura eu l’honneur de vous proposer le premier test francophone de l’Optoma UHD65 dans sa déclinaison commerciale et non avec un modèle de pré-série. Nous l’avons évoqué en entame de ce banc d’essai, c’est déjà le 5ème test d’un vidéoprojecteur DLP 4K équipé de la nouvelle puce de Texas Instrument que nous sommes en mesure de vous proposer chers lecteurs.

Que faut-il en retenir ? Commençons par les points positifs : l’UHD65 arrive à améliorer un contraste natif qui avait fait défaut aux UHD550X et ACER H7850, il propose une aide à la fluidité plutôt performante pour les images 1080p et 4K (à l’exception du 50hz) et sa discrétion de fonctionnement est à noter. Pour terminer son traitement vidéo interne arrive à bien rehausser l’impression générale de netteté mais principalement pour les films 4K.

C’est bien là que le bas blesse, ce nouvel Optoma n’est pas à son aise avec tous les films que vous lui donnerez à diffuser, il n’a pas cette homogénéité que l’on peut retrouver chez BenQ, Epson, JVC ou encore SONY.

Nous achevons donc avec le UHD65 le tour d’horizon de la nouvelle gamme de DLP 4K d’Optoma et gageons qu’il ne s’agit que d’une entrée en matière et que leurs successeurs sauront apprendre des erreurs du passé et des précurseurs.

 

 Nous avons apprécié :

  • La coque noire,
  • La discrétion de fonctionnement,
  • Le traitement vidéo et l’interpolation d’images,
  • Un contraste natif en légère progression,
  • Des menus complets.

 

Nous regrettons,

  • Un espace Gamut restreint limité au rec709 qui nuit au rendu HDR,
  • Une optique de qualité moyenne,
  • Un bruit vidéo trop présent,
  • Un input lag trop élevé,
  • Un bug en 50hz,
  • Une absence d’homogénéité dans la restitution des films.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES (données constructeur)

TEST OPTOMA UHD65

OPTOMA UHD65

Technologie d’affichage DLP
Résolution UHD (3840×2160)
Luminosité 1 (mode Lumineux) 2200 ANSI Lumens
Contraste 1 200 000:1
Durée de vie de la lampe2 Dynamic/Eco/Bright 15000/10000/4000 (hrs)
Rapport de projection 3 1.39 – 2.22:1
Type de zoom 1.6x Manuel
Lens Shift Verticale : +15%
Connecteurs (Entrées/Sorties) HDMI 2.0, HDMI, VGA (RGB/YPbPr), Audio in 3.5mm, Audio out S/PDIF, Audio Out 3.5mm, RJ45, RS232, USB-A Power (1.5A), USB service, Relais 12V
Haut-parleur (Watts) 2x 4
Poids (kg) 7.8
Dimensions (LxPxH) (mm) 498 x 331 x 141
Ratio 16:9 Natif, Compatible 4:3
Taille image projetée 0.67 – 7.68m (26.45″ – 302.2″) Diagonale 16:9
Distance de projection 1.3 – 9.3m
Optique F/2.5~3.26; f=20.91~32.62mm
Uniformité 85%
Résolution Maximum 2160p
Compatibilité Informatique UHD, WQHD, WUXGA, FHD, UXGA, SXGA, WXGA, HD, XGA, SVGA, VGA, Mac
Compatibilité 480i/p, 576i/p, 720p(50/60Hz), 1080i(50/60Hz), 1080p(24/50/60Hz), 2160p(24/50/60Hz)
Taux de rafraichissement Horizontal 31~135KHz
Taux de rafraichissement Vertical 24~120 Hz
Nombre de Couleurs 1073.4 Millions
Niveau sonore (mode Eco) 25dB
Alimentation Input: 110 – 220v
Consommation électrique 345W Mode Lumineux / 279W Mode Eco (< 0.5W Standby)
Type de lampe 240W
Température de fonctionnement 305W Mode Lumineux / 249W Mode Eco (< 0.5W Standby)
Sécurité Barre de sécurité, Verrou Kensington
Menu à l’écran 10 Langues: Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Portugais, Italien, Русский, 簡体中文, 日本語, 한국어
Accessoires fournis en standard Câble d’alimentation, Télécommande, 2x piles AA, Manuel utilisateur basique
Accessoires en option Support plafond
Sans fil (optionnel) Non
Garantie 3 Années

TEST OPTOMA UHD65 : Vidéoprojecteur DLP home cinéma 4K UHD
Sommet d'une gamme de 3 vidéoprojecteurs, l'Optoma UHD65 grâce à son traitement vidéo et à un meilleur contraste natif arrive à nous faire oublier la mauvaise impression laissée par le UHD550X, à 3299€ il est certes 200€ plus cher que son modèle équivalent chez Acer (le V7850) mais ses menus sont plus complets et plus faciles à utiliser. Parmi les 3 nouveaux modèles DLP 4K testés jusqu'à maintenant, le UHD65 à notre préférence, mais sans arriver à nous faire oublier les ténors de cette technologie de projection que sont les Acer V9800 et BenQ W11000/X12000.
Qualité d'image globale80%
Contraste et luminosité72%
Piqué, netteté et fluidité85%
Colorimétrie80%
Menus, options et équipements75%
Facilité de placement et utilisation70%
77%Note Finale

13 Réponses

  1. Denis

    a quand la suite ???? ! 😉
    J’hesite à renouveller mon optoma hd90+ par le acer v9800 ou le optoma uhd65.
    Suis super content du HD90+ qui a tout du uhd 65 sauf… la 4k lol
    Si tu peux faire un comparo des 2 modeles et me donner ton avis ca me conforterais dans mon futur achat entre acer ou optoma
    merci

    Répondre
  2. Luce

    Merci pour ce test. On a la chance d’avoir un passionné pour nous guider dans nos futur acquisition.
    Bonne continuation

    Répondre
    • Grégory

      Bonsoir Emmanuel, le constructeur Sim2 n’est pas très prêteur. À plusieurs reprises déjà, j’ai sollicité un prêt, en vain.

      Répondre
      • EMMANUEL HAMON

        Aye 🙁 C’est décevant. Je suis tres content de mon Lumis 3D-S, mais un moment ou un autre, il faudra passer a la 4K/HDR

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