TEST JVC DLA-Z1

Z’est avec un grand plaizir que le zigantesque JVC DLA-Z1 fut réceptionné, nous donnant ainsi l’occazion de le tester pour vous.. Quelle hâte en effet de le mettre au banc d’essai dans notre environnement après avoir été éblouis par ses performances lors du dernier salon IFA de Berlin où il avait été dévoilé au grand public.

Le DLA-Z1 marque l’entrée du constructeur japonais dans le domaine pour le moment limité des vidéoprojecteurs home cinéma de résolution 4K native, domaine qui était réservé aux seuls modèles du concurrent historique : SONY.

Beaucoup d’amoureux de la marque attendaient avec impatience une gamme complète de véritables projecteurs 4K qui en plus de la qualité de leur optique et de l’augmentation de la résolution native tireraient profit du meilleur contraste natif que seul ce constructeur est capable d’offrir.

Cette attente enfin récompensée s’accompagne d’une autre innovation technique : l’abandon de la lampe classique pour l’utilisation d’une source lumineuse Laser donnée pour 3000 lumens et une durée de vie de 20000 heures sans perte de dynamique. Mais tout ceci a un prix et pour pouvoir bénéficier de toute ces innovations il faudra débourser 35000€. Certes nous sommes loin des 50000€ d’un SONY VPL-VW5000ES mais ce nouveau projecteur JVC est tout sauf un vidéoprojecteur grand public. Il représente en tout cas « The state of the art » de ce qu’est capable d’offrir le constructeur aux amoureux de grandes et belles images à domicile.

PRÉSENTATION

 

Le DLA-Z1 est le premier vidéoprojecteur 4K natif (4096 × 2160 pixels) du fabricant nippon champion du contraste avec ses vidéoprojecteurs DLA* . Le DLA-Z1 bénéficie de la certification THX 4K Display.

(* dont la récente série X5500/X7500/X9500 est actuellement commercialisée chez vos revendeurs et fut testée dans nos colonnes)

Le Z1 est équipé des plus petites matrices 4K DILA au monde (0,69″), une taille qui permettrait selon les ingénieurs de la marque de réduire de 31% l’écart de pixel. JVC introduit à cette occasion une source lumineuse Blu-Escent, une diode laser bleue capable de générer un flux de 3000 lumens pour éclairer de grandes bases d’écran et produire une image HDR lumineuse et ce pendant une durée de vie de 20000 heures sans perte de dynamique.

source lumineuse laser jvc dla-z1

Cette compatibilité HDR10 s’accompagne du support de l’Hybrid-Log-Gamma (HLG). Petite précision, le JVC est effectivement très lumineux mais à pleine puissance le projecteur est énergivore avec une consommation de 750W par heure. Fort de plus de 2280 lumens après calibrage il peut projeter une image de 5 mètres de base en respectant les recommandations SMPTE de 16 fL.

Le DLA-Z1 est annoncé par le constructeur comme étant capable de couvrir 100% de l’espace couleur DCI-P3 et 80% du Gamut BT.2020. Les ingénieurs de la marque ont attaché une importance toute particulière à la qualité de l’optique, totalement en verre et insérée dans un bloc en aluminium. Cette solution vise à proposer la plus grande précision d’image, à minimiser les d’aberrations chromatiques et surtout à être stable dans le temps sans être sensible à des écarts de températures.

Le système d’interpolation d’image Clear Motion Drive déjà présent sur les modèles 1080P est également de la partie et prend en charge les signaux 4K. JVC a retravaillé l’algorithme Multiple Pixel Control (MPC) pour améliorer le niveau de détails, y compris lors de la mise à l’échelle des contenus Full HD 1080p en UHD 2160p. Le Z1 est compatible avec les signaux 4K60P 4:4:4, 4K60P 4:2:2/36 bits, 4K24P 4:4:4/36 bits à 18 GB/s.

Le système d’autocalibration qui passe par l’utilisation d’une sonde Spyder et d’un logiciel JVC (disponible en téléchargement) déjà présent sur les modèles 1080P est également reconduit sur le Z1.

Évoquons brièvement la moribonde 3D pour signaler que le DLA-Z1 est compatible 3D avec les lunettes 3D RF de la marque et un kit 3D complet est livré avec le projecteur (Émetteur RF et lunettes).

 

TOUR PHYSIQUE DE L’APPAREIL

TEST JVC DLA-Z1

Z1 caisse de transport 2

Il va être conséquent cet examen physique ! En effet, le DLA-Z1 n’est pas vraiment un appareil qu’on peut emporter avec soi sous le bras ! Avec 37,5 kg sur la balance et une longueur de 72 cm, il vaut mieux être deux pour le manipuler. C’est un modèle d’installation destiné à venir prendre place dans un aménagement dédié. La qualité de son assemblage et des matériaux utilisés ne souffre aucun reproche.

Sa coque allongée est entièrement noire avec les logos 4K, ISF, THX, Blu-Escent Laser pour venir l’agrémenter.

TEST JVC DLA-Z1

diodes laser bleue jvc dla-z1

Le bloc optique est en position centrale et le verre est protégé par un cache en plastique qu’on vient enlever manuellement.

TEST JVC DLA-Z1

Z1 position table

Si la protection n’est pas automatisée, en revanche le zoom, le focus et le déplacement mécanique du bloc optique sont entièrement motorisés. Cette motorisation du bloc optique permet aux ingénieurs de JVC de reconduire le dispositif de mémoire de zoom qui autorise d’un appui sur une touche de la télécommande le jonglage entre des formats d’images préalablement sauvegardés.

Le lens-shift se déplace de + ou – 100 % sur l’axe vertical et de + ou – 43 % sur l’axe horizontal. Pour obtenir une image de 2m50 de base il vous faudra un recul compris entre un minimum de 3m50 et un maximum de 7 mètres.

La connectique comprend 2 prises HDMI 2.0b HDCP 2.2 (les deux!), un port série RS-232, une prise LAN (rj-45), une mini-jack et une prise USB-A pour les mises à jour. Le connecteur mini-din pour l’émetteur 3D RF est également présent.

La télécommande est similaire à tous les modèles de la marque avec son éclairage jaune.

Télécommande JVC

MENUS

Il faudrait un test complet uniquement dédié aux menus pour détailler les possibilités offertes par les ingénieurs JVC à l’utilisateur final. Toutes ses attentes sont en effet satisfaites. Ainsi, aux multiples sélections usine (naturel, cinéma, HDR, film, THX, 3D, utilisateur) il convient de rajouter les profils de couleurs susceptibles de servir de base à des réglages utilisateurs.

TEST JVC DLA-Z1

Menu THX

Les niveaux RVB ont la possibilité d’être finement optimisés grâce à des ajustements dédiés du Gain et du Bias. Ils peuvent sans cela se satisfaire des réglages de températures prédéfinis. JVC propose également un CMS qui travaille sur les 3 dimensions du Gamut et un éditeur de gamma avec de multiples sélections déjà ajustées en usine. Le choix de l’espace couleurs est également possible dont 2 dédiés aux signaux HDR.

À ces multiples réglages de colorimétrie, il convient de rajouter 121 mémoires ajustées en usine qui doivent permettre de faire correspondre l’image du projecteur au(x) gabarit(s) d’écran que vous utilisez à domicile.

Le MPC (Multiple Pixels Creator) est disponible pour les sources 1080P et 4K (il faudra sélectionner le choix correspondant). Quatre options permettent d’ajuster ses effets (netteté accentuée, contraste dynamique, image lissée et NR [pour réduction de bruit]). Pour aider à la précision de l’image, le DLA-Z1 intègre une correction électronique de l’alignement des panneaux qui travaille sur une échelle de 1/16ème de pixel.

L’interpolation d’image appelée ici réduction du flou (c’est assez parlant) peut être ajustée de la manière suivante : basse, haute, ntsc1080p24 ou désactivée. Comme pour les X5500/X75000 et X9500 on retrouve dans cette partie l’apparition d’un nouveau menu appelé « Faible latence » qui lorsqu’il est activé vient abaisser le temps de retard entre la source et le diffuseur. Cette option est principalement dédiée aux Gamers.

Un mode dédié HDR avec le support des gamma HDR10 et HLG (Hybrig Log gamma) est également présent. Il est également possible de sélectionner les espaces de couleurs prévus pour les images HDR : BT2020 et DCI.

TEST JVC DLA-Z1

hybrid log gamma résultats

TEST JVC DLA-Z1

gamma St2084 résultats

Pour accroître le contraste natif du JVC DLA-Z1 vous disposez de deux options : un iris dynamique qui travaille en deux mode auto 1 ou 2 et un iris fixe qui vient réduire en permanence le flux lumineux. Son fonctionnement est particulièrement discret ; un des meilleurs du moment.

Faute de pack 3D livré par le constructeur avec le projecteur de test nous n’avons pu évaluer cette partie.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

La source lumineuse laser qui est intégrée dans le DLA-Z1 peut fonctionner suivant 3 modes de puissance : bas, moyen et haut. Dans le mode bas, le vidéoprojecteur est très discret et nous obtenons 30db ; en mode moyen le surcroît de bruit reste limité avec 35db mais le mode le plus haut dépasse les 40db (40,5). Avec plus de 1700 lumens après calibrage, il suffira pour de pas être importuné par le bruit de se limiter à l’activation du mode  moyen  voire bas avec ses tout de même 971 lumens.

Synchronisation du signal HDMI :

La plaie des projecteurs JVC est malheureusement encore présente sur le Z1 avec 10 à 15 secondes d’attente pour voir l’image s’afficher dès que l’on change de source. Attention également à la qualité des câbles HDMI avec les signaux 4K : 2 de nos exemplaires n’ont pas affiché d’images alors qu’ils fonctionnaient avec d’autres projecteurs 4K.

Piqué/netteté :

Nous l’avons vu en entame, le constructeur a concentré ses efforts sur le bloc optique de son premier vidéoprojecteur 4K natif. L’utilisation du verre permet d’assurer la stabilité de la précision d’image dans le temps et de ne pas souffrir des changements de température qui entraîne des aberrations chromatiques, à l’image de celles que subissent les projecteurs Sony VW300/320/500/520, tous équipés d’une optique en plastique dont la stabilité des convergences n’est obtenue qu’après 30 mn de fonctionnement.

TEST JVC DLA-Z1

MIRE DE TEST 4K BUROSH

Le Z1 ne souffre pas de ces défauts et offre une image nette et précise des angles jusqu’au centre de l’écran. Les lignes des menus sont finement découpées et aucune trace de dérive ne vient perturber les croix de notre mire 4k Burosh.

TEST JVC DLA-Z1

Mire netteté 4K Burosch

Fluidité :

Que ce soit avec les projecteurs 1080p à simulation 4K ou avec le Z1, les ingénieurs ont porté un effort sur la fluidité de l’image en intégrant un dispositif d’interpolation d’images qui est disponible pour les signaux 1080p mais également pour les signaux 4k. Pour le coup, c’est un énorme avantage face aux autres projecteurs 4K ou simili-4K dont aucun ne propose l’interpolation d’images pour les signaux 4k (Sony, Epson, BenQ ou Acer).

Dans ce domaine également, JVC n’a pas ménagé ses efforts et cette option apporte un vrai bénéfice à l’image en raffermissant la précision d’image dans les travellings et ce sans entraîner la production d’artefacts. La mise en œuvre de l’aide à la fluidité est un vrai plus en terme de confort visuel et de précision des images en mouvement.

Overscan :

Les triangles guide entourant notre image de référence Burosch sont tous présents à l’image, signe que le Z1 ne rogne pas l’image projetée et que la totalité des éléments qui doivent s’y trouver sont bien présents à l’écran.

TEST JVC DLA-Z1

Overscan

Speckle/bruit vidéo :

Qu’est ce que le Speckle ? Les tavelures ou chatoiement (speckle en anglais) est l’ensemble des petites taches rapidement fluctuantes qui apparaissent dans la texture instantanée d’une image et qui lui donnent un aspect granuleux. Elles sont dues soit à la diffusion des ondes d’un faisceau de lumière cohérente spatialement (issue d’un laser par exemple) par une cible présentant des irrégularités à l’échelle de la longueur d’onde, soit à la propagation d’un faisceau cohérent dans une atmosphère caractérisée par des variations aléatoires d’indice de réfraction. (source wikipédia).

TEST JVC DLA-Z1

exemple visuel speckle

Vous pouvez constater sur l’exemple visuel joint que la présence de Speckle sur l’image peut rapidement venir dégrader sa qualité. Heureusement pour les possesseurs de Z1, ce défaut de la vidéoprojection laser est absent de l’image du nouveau JVC.

Input lag :

Dans la partie réservée à l’aide à la fluidité, l’utilisateur a accès à une option « faible latence » qui vise à réduire le temps d’affichage d’une image au profit des utilisateurs de jeux vidéos pour qui une valeur d’input lag la plus basse est recherchée. En mode de fonctionnement normal (pour le home cinéma), le temps de retard est de 82,7 ms ; c’est beaucoup trop élevé pour les Gamers.

TEST JVC DLA-Z1

input lag latence normale

En activant le mode qui vise à réduire le retard d’affichage, le niveau d’input lag descend à 47,1 ms ; c’est plus acceptable mais nous ne sommes pas dans les niveaux particulièrement bas obtenus avec les JVC DLA-X5500 et DLA-X9500.

TEST JVC DLA-Z1

input lag latence améliorée

 

LUMINOSITÉ ET CONTRASTE

Contraste et forte luminosité ne font généralement pas bon ménage. Pourtant, si on fait abstraction des très bonnes valeurs de contraste natif obtenues avec la série des DLA à lampe, le Z1 accomplit l’exploit d’offrir un bon contraste natif associé à une très forte luminosité. La gestion en temps réel de la puissance lumineuse et la présence d’un iris fixe permettent de régler la luminosité pour l’adapter à n’importe quelle taille d’écran allant de 2m jusqu’à 5m50 de base, avec des couleurs naturelles et en respectant les normes SMPTE de 16 fL.

TEST JVC DLA-Z1

Le contraste adaptatif ne doit pas être négligé car il permet de vraiment améliorer la puissance des noirs sans entraîner d’effet de pompage. C’est dans le mode auto2 qu’on obtient les mesures de contraste séquentiel les plus élevées avec des valeurs dépassant allègrement les 100 000:1 et des couleurs justes.

Le choix de l’espace couleurs va venir directement impacter les résultats en terme de luminosité car un filtre cinéma visant à étendre le gamut pour se rapprocher des références DCI-P3 se met en place dans le chemin de lumière. Sans filtre en mode HDR nous avons obtenu 2849 lumens avec les lasers à pleine puissance (pas loin des 3000 annoncés par JVC) et dès que le filtre se met en place on chute à 1376 lumens soit une perte de plus de 50%. Mais ce sont des valeurs qui restent amplement suffisantes pour les bases d’écrans que l’on retrouve dans la majorité des installations de particuliers.

Petit aparté concernant les signaux HDR : avec le mode dédié et son gamma adapté, le visionnage de films UHD HDR devient enfin « user friendly » et surtout avec une image qui n’est pas anémique. Ce projecteur est parfaitement adapté à la restitution de programmes HDR.

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble de nos mesures de contraste et de luminosité.

 

COLORIMÉTRIE

TEST JVC DLA-Z1

THX CIE

En sortie de boîte on a déjà vu mieux. C’est d’autant plus étonnant que les X5500 et X9500 étaient bien ajustés en respectant les références HDTV. Là, à l’exception du mode THX, il va falloir corriger le tir. Il faudra d’ailleurs prévoir au minimum 2 calibrages, le premier pour les films 1080P et le second pour les films HDR.

TEST JVC DLA-Z1

THX RVB GAMMA

Les outils mis à disposition par JVC sont performants et il est aisé de corriger les couleurs et de les sauvegarder dans plusieurs blocs mémoires.

Avec l’action du filtre cinéma dans les modes cinéma et film, les valeurs mesurées dépassent les références de l’espace couleurs DCI-P3.

TEST JVC DLA-Z1

Mode FILM référence espace couleurs DCI-P3

  Post-calibrage, nous avons réussi sans trop de difficultés à corriger le tir.

TEST JVC DLA-Z1

CMS avancé JVC Z1

La température de couleurs est maintenant à 6469K (6500 recherché) avec un écart deltaE limité à 1.8 (valeur inférieure à 3 recherchée) et un gamma moyen à 2.26 (2.22 recherché).

TEST JVC DLA-Z1

post calibration rvb gamma

L’ensemble de nos relevés pour chacun des modes usine est présent ci-dessous (cliquez sur la touche « load more » pour les afficher toutes).

COMPARAISONS

Nous avons effectué quelques montages comparatifs avec des modèles 4K concurrents, chez SONY, BenQ et ACER. Nous nous sommes également intéressés à une comparaison avec les modèles à simulation 4K chez le même constructeur en confrontant le Z1 au X9500. Voici ce que nous avons obtenu.

Comparaison JVC DLA-Z1 versus SONY VPL-VW550ES

Avec son tarif d’acquisition de 35000€ face aux 9990€ du VW550ES, nous entendons déjà le chant de nos grognons habituels qui estimeront que la comparaison n’est pas judicieuse. Or, puisqu’ayant les deux appareils en même temps dans notre salle de test et il aurait été dommage de se priver de cette confrontation. En désactivant tous les traitements vidéos sur les 2 vidéoprojecteurs 4K, le VW550ES ne peut pas rivaliser avec le Z1 et ce n’est pas surprenant. La précision d’image, grâce à une optique entièrement en verre est clairement en faveur du Z1. Vous y rajoutez une dynamique d’image impossible à atteindre pour un projecteur à lampe opposé à un modèle laser et vous comprendrez aisément que la différence de tarif est justifiée. N’oublions pas au passage la supériorité en terme de fluidité sur les signaux 4K du JVC face au SONY, grâce à son système d’interpolation d’images actif sur les films UHD Blu-ray.

TEST JVC DLA-Z1

COMPARAISON JVC Z1 versus SONY VW550

TEST JVC DLA-Z1

ZOOM COMPARATIF SICARIO JVC Z1 SONY VW550

En activant le Reality Creation sur le SONY en revanche, le VW550 réduit l’écart visuel séparant les deux modèles et les différences en faveur du Z1 seront limitées à la dynamique d’image et au contraste.

TEST JVC DLA-Z1

SONY 4K versus JVC 4K

Comparaison JVC DLA-Z1 versus DLP BENQ W11000 (DLP 4K)

Les images comparatives Z1 versus BenQ W11000 montrent principalement une grande différence dans le contraste en défaveur du DLP amplifiée par le fait qu’il n’est pas HDR. Le DLA-Z1 est bien le vainqueur de cette comparaison.

TEST JVC DLA-Z1

BenQ w11000 vs SONY VPL-VW550ES vs JVC DLA-Z1

Comparaison JVC DLA-Z1 versus JVC DLA-X9500

Là, la comparaison a été difficile et face au haut de gamme des modèles 1080p à simulation 4K de la même marque, nous avouons que pour des bases d’écrans inférieures à 3 mètres vous n’allez obtenir une différence visuelle qu’en terme de rendu 4k grâce à la plus forte puissance lumineuse du Z1. Mais pour le reste… … Nous serions tentés de vous recommander de choisir le X9500, beaucoup plus facile à placer et bien moins cher ; avec la différence de prix vous pouvez vous constituer un stock de lampes de rechange !

TEST JVC DLA-Z1

Comparaison JVC DLA-Z1 versus JVC DLA-X9500

 

VERDICT SUBJECTIF

TEST JVC DLA-Z1

Oblivion fleur

Mais plus encore que les mesures, quelles sont les impressions visuelles laissées par le premier vidéoprojecteur laser 4K de JVC ?

1080P

TEST JVC DLA-Z1

Oblivion large fusil

Avec nos extraits d’Oblivion (transfert Blu-ray exceptionnel), de Fury (moyenne qualité) et de Spectre (basse qualité), nous obtenons avec notre petit lecteur de notre X-box one S et, quels que soient les passages, des résultats visuels de très haute volée. Le traitement vidéo interne et la mise à l’échelle transcendent les galettes 1080P et pour ceux qui se demandent si le Z1 est à l’aise avec les sources haute-définition aussi bien qu’avec les films UHD et bien la réponse est clairement oui.

TEST JVC DLA-Z1

James Bond Spectre 1080p

Malgré des chiffres de contraste natif en baisse par rapport aux modèles à lampe, à aucun moment nous n’avons ressenti une faiblesse dans ce domaine et visuellement le Z1 produit une image avec plus de profondeur et des noirs plus denses que celle du SONY VW550ES.

TEST JVC DLA-Z1

FURY 1080P

4K HDR

Le Z1 est né pour projeter des images HDR et surtout il n’impose pas de procéder à de multiples réglages pour en profiter. Il suffit de sélectionner le mode « HDR » et de savourer simplement votre galette 4K HDR.

TEST JVC DLA-Z1

XMEN 4K HDR

Avec sa réserve lumineuse, il est enfin possible de comprendre les bénéfices à tirer d’une image HDR en vidéoprojection. Adieu les noirs bouchés, les images peu lumineuses et le judder : le Z1 est le premier vidéoprojecteur HDR 4K à passer dans notre salle de test qui délivre une image HDR-10 lumineuse, hyper précise, contrastée et fluide. En synthèse : zéro défaut !

TEST JVC DLA-Z1

sicario large

 

CONCLUSION

Nous ressortons de ce test avec des impressions partagées. Nul doute qu’il s’agit là d’une des plus belles images home cinéma offertes par un vidéoprojecteur. Mais nous ne pouvons décemment pas qualifier le Z1 d’appareil grand public, au regard de son prix et de sa taille. Quelques points nous ont irrités. Le premier concerne ce défaut ennuyeux au quotidien de lenteur de synchronisation et le second est lié au bruit de fonctionnement. En revanche, nous nous inscrivons en faux contre un test anglais réalisé sur le même appareil qui concluait que le Z1 avait un contraste moyen. À nos zieux c’est totalement faux ; le rapport contraste/luminosité est phénoménal et participe au délice visuel procuré par ce géant de la vidéoprojection.

Alors ne boudons pas notre plaisir : une fois passés les quelques dézagréments évoqués ci-dessus, le Z1 nous a emmené dans Zun autre monde de l’image. Il nous a enfin fait découvrir tous les Zavantages d’une image HDR et c’est le premier à le faire de si belle manière. Chapeau donc aux concepteurs de ce vidéoprojecteur qui ont rassemblé tout leur savoir faire made in JVC pour fournir une expérience home cinéma inégalée au futur utilisateur (pour peu que lui aussi soit certifié ISF ;-).

TEST JVC DLA-Z1

JVC DLA-Z1 coque

 

Nous avons aimé :

– La puissance lumineuse,

– Le contraste,

– Le meilleur rendu HDR du moment,

– La fluidité,

La construction,

– Le piqué et la netteté.

Nous regrettons :

-Un bruit de fonctionnement trop élevé avec les laser à pleine puissance,

– La lenteur de la synchronisation HDMI,

– Une colorimétrie qui pourrait être mieux ajustée en sortie de boîte.

 

CARACTÉRISTIQUES (Données constructeur)

Système de projection Matrice D-ILA 4K 0.69 » (4096 x 2160) x3 Résolution : 4096 x 2160 Lampe : Diode laser Durée de vie de la lampe : Approx. 20 000 heures Luminosité : 3000 lumens Rapport de contraste : Infini:1 Image Dimension de l’image projetée (diagonale) : 60 » (152 cm) à 280 » (711 cm) pour un rapport hauteur/largeur de projection en 16:9 Optique Lentille : Zoom Zoom : motorisé 2x avec mise au point motorisée Fonction de décalage de l’axe optique (motorisé) : – Vertical : +/-100% – Horizontal : +/-43% Format compatibles Vidéo : 480p, 576p, 720p 60/50, 1080i 60/50, 1080p 60/50/24, 3840 x 2160p 60/50/30/25/24, 4096 x 2160p 60/50/30/25/24 Signal d’entrée PC (HDMI) : VGA / SVGA / XGA / WXGA / WXGA+ / SXGA / WSXGA+ 3D Format 3D : – Frame-pack : 720p 60/50, 1080p 24 – Side-by-Side : 720p 60/50, 1080p 60/50/24, 1080i 60/50 – Over-Under : 720p 60/50, 1080p/24 Connectique Entrées vidéo (panneau arrière) : HDMI x2 (prise en charge 3D/Deep Color/HDCP2.2/18 Gbps) Connecteurs de sortie (arrière) : Sync. 3D x1 (mini DIN à 3 broches) Connecteurs de contrôle : RS232C x1 (Sub-D 9 broches) Déclencheur x1 (mini jack, CC 12 V/100 mA) LAN (RJ-45) x1 Connecteur de service : USB Type A (mise à jour du microprogramme requise) Alimentation Consommation : Projecteur en fonction : 750 W Mode veille en mode d’économie d’énergie : 0,4 W Mode veille réseau actif : 1.4 W (LAN), 1.1 W (RS232C), 1.4 W (LAN et RS232C) Délai de commutation : 20 min. (En veille ou réseau en veille; par défaut) Généralités Niveau de bruit : 26 dB (avec la lampe en mode basse consommation) Dimensions (L x H x P) : 500 x 235 x 720 mm Poids : 37,5 kg

TEST JVC DLA-Z1
Premier du genre chez JVC, le JVC-DLA z1 est un surdoué de l'image home cinéma et s'affiche comme une démonstration technique du savoir-faire du constructeur. A 35000€, il aura toutefois du mal à se frayer un chemin dans les salles de cinéma à domicile, d'autant que sur des bases d'images inférieures à 3 mètres son petit frère, le X9500 arrive à diffuser une image du même calibre.
Qualité d'image globale100%
Contraste et luminosité100%
Piqué, netteté et fluidité100%
Colorimétrie90%
Menus, options et équipement100%
Facilité de placement et utilisation95%
98%Note Finale

6 Réponses

  1. Pascal

    Bonjour ,
    Super boulot que ce test du DLA Z1 de JVC ainsi que tout les autres d’ailleurs ! Bravo à vous pour nous !

    Cela dit , plus je lis vos test et plus je me dis qu’il vaut mieux attendre que la 4K native se soit vraiment démocratisé et soit vraiment au point , soit mûre pour sauter dessus , parce que dans l’état des choses actuelles , pour profiter de la 4K native , HDR10 … ils faut apparemment faire quelques concessions et surtout hypothéquer sa maison , et encore , sans parler du reste de l’installation qui doit être de niveau ! Donc selon moi , â mon humble avis , mieux vaut se contenter de la technologie qui est Bien mieux maîtrisé pour un resultat déjà excellent que de vouloir â tout prix avoir du full 4K … qui est un choix plus psychologique qu’autre chose ! Bref au final , en attendant , Seul le resultat compte chez soi , dans son salon ou pièce dédié ! 👍🏽😜

    Répondre
    • Grégory

      Merci Pascal et effectivement la différence visuelle entre un projecteur 4k et 1080P est bien moins importante que celle que nous avons connu lorsque nous sommes passés de la définition standard de nos dvd à la haute definition BR. Si j’avais le budget je filerai m’acheter un JVC X9500.

      Répondre
  2. Carlos

    Bonjour Grégory, pour l’utilisation de film 4K HDR vous avez calibré en REC 2020 ? DCI P3 ? autre ? L’utilisation de REC 2020 ne met pas en place le filtre cinéma ? malgré le filtre la luminosité reste suffisante pour du HDR ?

    Répondre
    • Grégory

      Bonsoir Carlos, aucun intérêt de calibrer en Rec 2020, le Z1 ne couvre que 80% du gamut (dixit le constructeur).
      La mise en place du filtre entraîne une chute de plus de 50% de la luminosité par rapport au mode sans.

      Répondre
  3. Jacques Baillieux

    Bonjour, j’ai vu le même jour le Z1 de JVC et le 550 ES de Sony, j’opté pour l’achat du second car j’ai été assez déçu de l’image, pourtant calibrée par un spécialiste, que j’ai vue à Paris chez un revendeur pro, lors d’une séance pour la presse. Le JVC semblait avoir un niveau de contraste décevant (j’en ai eu trois en HD qui étaient nettement meilleurs en termes de contacte !). Un test révélateur : les bandes grises en dessous et au dessus de l’image lorsqu’on regarde un film en cinémascope étaient très claires avec le JVC alors qu’elles sont très foncées avec le Sony ! Je rajouterai une définition pas meilleure que celle du Sony (certes, j’ai vu le JVC sur un écran de 4 m et le Sony sur un écran de 3m – mais c’est justement cette dimension que j’ai chez moi). Côté HDR, je n’ai pas non plus perçu une véritable différence. En j’ai beaucoup plus apprécié la colorimétrie du Sony… Alors pourquoi payer 3,5 fois plus… La seule vraie différence tient à la lampe, mais le changement de lampe ne coûte pas 25 000 €… Ce ne sont que des impressions bien sûr, mais lorsqu’on regarde un film, c’est cela qui compte. J’ai donc un 550 (qui a remplacé un 300) depuis deux mois et j’en suis ravi. Je vais le faire calibrer pour tirer le meilleur de ce très bon projecteur.

    Répondre
    • Yves Cattiaux

      Bonjour
      J’ai un Z1 en remplacement d’un X95 et je peux vous certifier que les bandes noires sont bien noires.
      Je précise que la salle est elle-même entièrement en noir mat.
      Il faut se dire que le noir varie beaucoup avec la scène et avec les réflexions parasites qui viennent polluer
      les couleurs sombres surtout avec un projecteur lumineux.. Le noir que l’on perçoit provient d’une surface blanche.
      C’est l’iris de l’oeil qui fait le reste. La salle de projection était-elle bien noire avec portes fermées … ?
      Les présentations sont souvent bâclées et la calibration n’y change rien si les conditions ne sont pas bonnes.
      Attention également au choix de l’écran !

      Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :